vendredi 16 septembre 2016

Interview de J. SIRAPIAN

Interview de Jean V. SIRAPIAN

directeur des éditions Sigest 

et

président-fondateur de l’Institut Tchobanian

 

Par Jean Dorian pour la revue « Europe&Orient »

Paris, le 8 septembre 2016


A l’occasion de la sortie du livre « Sauveurs et Combattants » écrit par le professeur Yaïr Auron, historien, spécialiste des génocides nous avons rencontré Jean Sirapian. 





JD: Comment est née l’idée de publier ce livre ?

JVS : Lors de ma rencontre avec M. Auron à Erevan, j’ai appris qu’il avait publié en hébreu « Sauveurs et combattants », un ouvrage sur les liens entre les parents de Charles Aznavour et le Groupe Manouchian. Sans hésiter j’ai décidé de publier ce livre en français. Cet ouvrage nous fait découvrir un aspect complètement inconnu de la famille de Charles Aznavour : le sauvetage des juifs et autres étrangers sous l’Occupation nazie à Paris. Il est illustré, entre autres, par des documents personnels de la famille Aznavour. 
 


JD : Pourquoi est-ce important de publier de ce livre « Sauveurs et Combattants » ?

JVS : Le thème developpé dans « Sauveurs et combattants » entre dans la ligne éditoriale de la transmission des mémoires de l’Institut Tchobanian. C’est aussi très important pour Yaïr Auron pour qui les relations arméno-juive comptent beaucoup. Ensuite comment refuser un manuscrit qui parle à la fois de la famille de Charles Aznavour et du Groupe Manouchian. Deux points de repère dans la mémoire collective arménienne.

JD : Quel est le lien entre le père de Charles Aznavour, Archag Tchobanian et Missak Manouchian ?

JVS : En 1939 la rencontre entre Tchobanian, Manouchian et Aznavour est un clin d’oeil à l’histoire. Quand nous avions publié notre premier livre, « Archag Tchobanian et le mouvement arménophile en France », une photo a attiré mon attention. Il s’agit d’une photo de groupe, prise à Paris. On y découvre une soixantaine d’artistes et d’écrivains arméniens réunis autour d’Archag Tchobanian. On y distingue le père de Charles, dont le prénom est Mischa, avec son tar (instrument de musique à corde qui ne le quittait jamais) et Missak Manouchian (qui était aussi un poète) autour d’Archag Tchobanian, « l’ambassadeur des lettres arméniennes en France ».


JD: Vous publiez ce livre en parallèle avec les nombreux ouvrages déjà publiés par Sigest !

JVS : Vous avez raison de le souligner. L’ouvrage « Sauveurs et Combattants » est le 106e livre de notre catalogue lancé en 2005. Cela fait en moyen dix publications par an, ce qui n’est pas négligeable pour une petite maison d’édition comme la nôtre.

JD : Vous allez présenter le livre dans les jours qui viennent à Paris, Lyon (Décines) et Nice, en présence de l’auteur.

JVS : Oui, l’Institut Tchobanian a invité le professeur Yaïr Auron en France. Vu l’intérêt qui suscite son livre, je pense qu’il y aura d’autres occasions pour l’inviter très souvent.

JD : Et quid des autres livres dont vous parliez ?

JVS : Cette rencontre à Erevan était très fructueuse puisqu’elle a permis aussi de signer la publication de deux livres de Yaïr Auron sur le génocide des Arméniens : « The Banality of Indifference » et « The Banality of Denial ». Nous publierons la traduction en français de ces deux livres avant le 24 avril 2017, date anniversaire du génocide de 1915.



vendredi 26 août 2016

Présentation du livre "Sauveurs et combattants"

Présentation du livre 
"Sauveurs et combattants"
Yaïr Auron étudie depuis des décennies les relations — qui lui sont chères — entre les Juifs et les Arméniens, d’autant plus qu’à ce jour l’État d’Israël ne reconnait pas le génocide des Arméniens.

Écrit au cours de l’année 2015, avant les commémorations du centenaire du génocide, cet ouvrage nous ramène à la période de la France occupée, où il relate l’épopée de la famille Aznavourian.

Charles Aznavour dans sa préface souligne :

« Ce que nous avons fait, pendant l’Occupation, nous semblait être la chose la plus naturelle du monde, au point que petit à petit on a fini par oublier l’engagement de nos parents, jusqu’au jour où Yaïr Auron est venu nous en parler. »

Et d’ajouter :
 

Yaïr est un homme bon, un saint homme. En écrivant cet ouvrage, il nous a révélé à nous même, il est entré dans l’histoire des Arméniens et n’en sortira plus. D’une certaine manière, il devient à son tour ce que les Juifs nomment un « Juste ». 

Charles Aznavour

lundi 21 mars 2016

Reconnaissance américaine du génocide des chrétiens

Reconnaissance américaine
du génocide des chrétiens

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras


Ce que nous attendions, nous tous qui nous occupons des droits de l'homme et des reconnaissances des génocides, est arrivé. La Chambre des Représentants des États-Unis a voté à l'unanimité avec 393 voix, la proposition de la qualification de l’action de l'organisation terroriste de Daesh comme un génocide. Plus précisément encore, le vote a décidé que les atrocités commises par Daesh contre les chrétiens, les Yézidis et les autres minorités religieuses et ethniques en Irak et en Syrie constituent des crimes de guerre, des crimes contre l'Humanité et un génocide. 

Cet exemple est important pour les autres Etats et structures, car ils pourront soutenir plus facilement le vote même dans leurs propres Etats. Depuis longtemps, nous disons que l'organisation terroriste Daesh commet un génocide, mais nous avons maintenant un organisme officiel et bien sûr, de grande portée pour reconnaître ce génocide et l’enregistrer concrètement comme tel. Ce n’est pas une qualification que revendiquent les victimes elles-mêmes en Amérique, mais une décision nationale de la justice qui suit le concept des Droits de l'Humanité. Puisque c’est une nation, membre de cette Humanité, qui reconnaît le droit à la vie d'un peuple. 

Ce changement de phase est important pour l'avenir parce que les auteurs de crimes sont accusés immédiatement et non après des décennies de luttes pour la reconnaissance. De cette façon l'Humanité peut être plus active et plus efficace contre la barbarie pour sauver les innocents avant qu’ils ne meurent.

21 mars 2016

mercredi 25 novembre 2015

Colloque : Terrorisme, pourquoi Paris ?

L'Académie de Géopolitique de Paris 
à le plaisir de vous inviter à son colloque intitulé 

Terrorisme. Pourquoi Paris ?  

qui aura lieu 



Jeudi 3 décembre 2015
Assemblée Nationale - 126 rue de l'Université 75 005
6ème bureau
14H00 – 18H00

Alors que l’actualité la plus brûlante a vu coup sur coup les djihadistes islamiques frapper à Beyrouth, Paris et Bamako, l'Académie de Géopolitique de Paris prend l’initiative d’organiser un colloque international de son cycle annuel d’analyse géopolitique du monde contemporain sur le terrorisme. Poursuivant son travail d’approche pluridisciplinaire et totalement indépendante des défis actuels, l’Académie a fait appel aux meilleurs spécialistes du terrorisme pour évoquer dans plusieurs communications les raisons du déplacement sur le théâtre parisien des opérations d’ampleur de l’EI.

Le colloque sollicitera l'analyse minutieuse des nombreux spécialistes retenus (universitaires, personnalités, militaires, diplomates, journalistes, etc.) auxquels il sera également demandé d’évaluer les rapports de forces, les moyens et les modes opératoires du phénomène djihadiste sunnite dans sa version la plus récente celle qui prend sa source en Irak et en Syrie. Enfin, les communications auront naturellement à prendre en compte l’implication, à toutes les échelles géographiques et selon toutes les nuances de l'influence, des puissances locales, régionales, mondiales concernées.




Nous serions ravis de vous avoir parmi nous et participer au débat et vous remercions de votre réponse.
L’inscription est gratuite mais obligatoire. Pour ce faire, il suffit de cliquer ICI avant le lundi 30 novembre.
NB : Pour des raisons de sécurité, seules les personnes inscrites pourront être admises en salle de conférence. Une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée.
 
Le PROGRAMME


13h30 : Inscription

14h00 : Introduction par Ali Rastbeen, Président de l'Académie de Géopolitique de Paris. 
14h15 : Allocution de bienvenue par Jacques Myard, député de la nation.
Première table ronde


14h30: Mme Maria Saadeh, députée du parlement syrien,

« Le terrorisme traversant les continents».

                                                    

14h45 : Olivier HANNE, Professeur associé à Saint Cyr,

« Paris et la France dans l'imaginaire djihadiste».


15h00 : Alain CORVES, Conseiller en stratégie internationale,

« Le lien entre le  terrorisme et la politique étrangère française».


15h15 : Thomas Flichy de  La NEUVILLE , Professeur à l’Ecole Militaire de Saint-Cyr,

« Violence aveugle des attentats de paris : la faute politique majeure des terroristes islamistes».


15h30 : Youssef  HINDI, Historien spécialisé dans l’eschatologie messianique,

« La politique française en question dans la lutte contre le terrorisme».

       

15h45 : Kouri ROUIDA, Président de l’Association des chrétiens syriens pour la paix

« La France et les chrétiens face à la menace terroriste».


16h00 : Débat.  


Deuxième table ronde

 

16h20 : Christophe REVEILLLARD, UMR Roland Mousnier CNRS/Université Paris-Sorbonne,


«L'UE cause de l'impréparation de Bruxelles et de Paris face au 

terrorisme ?».



16h35: Jean Michel VERNOCHET, Ecrivain et politologue :          

« Guerre terroriste et guerre civilisationnelle ».


16h50:Bruno DRWESKI, Maître de Conférences à l’Institut National des Langues et Civilisation Orientales (INALCO),

L'Arabie saoudite et le Qatar : Rôle réel ou rôle fictif dans la lutte contre le terrorisme et Daech ?


17h05: Varoujan SIRAPIAN, Président-fondateur de l'Institut Tchobanian et directeur de la revue Europe & Orient :

« Dans la guerre contre le terrorisme et l’EI, la Turquie est-elle un allié fiable ?». 

17h15: Débat général et clôture
  

mardi 29 septembre 2015

Lettre du R.P. Komidas à Archag Tchobanian

  • Lettre du R.P. Komidas à Archag Tchobanian

    " Il n'y a pas de salut en dehors de la Russie. " 
    Komidas Vardapet
     

    R.P. Komidas
     
    Archak Tchobanian














    Constantinople, le 28 décembre 1912


    Cher Archak,


    Il y a longtemps que je veux t'écrire, mais l'ayant remis du jour au lendemain, j'ai assez tardé.

    J'ai déjà appris et je sais que tu travailles à ton œuvre sacrée et noble, chérie et adorée, l’œuvre de l'avenir de l'Arménie, qui est l'objet de ta préoccupation, et que tu consacres toute ton énergie à la réalisation de ce but suprême. La nation arménienne te doit déjà beaucoup: tu fus le premier à saisir que pour frayer la voie à notre avenir, il fallait d'abord nous faire connaître aux étrangers, leur montrer notre vitalité, leur apprendre que nous sommes une source de lumière dans les ténèbres, que nous sommes un peuple de bâtisseurs...


    Si parfois l'union et l'harmonie nous ont fait défaut, c'est que nous n'avons jamais soufflé librement, même pendant les époques de nos semblants d'indépendance. Harcelés par l'ignorance et l'obscurantisme, les invasions et les pillages, le fer et le feu, nous avons su garder un je ne sais quoi d'irréductible, un espoir à toute épreuve, dirigeant nos yeux vers le flambeau de lumière de l'avenir, vers le flambeau, qu'après d'avoir perdu sa royauté et son gouvernement le peuple arménien a porté au sommet élevé de l'Aragatz, pour le suspendre au plafond invisible du ciel, par un fil immatériel, afin que les hordes obscures et avides ne puissent l'atteindre, et que sa lumière nous éclaire et nous permette de rêver à notre avenir. Tu fus le premier à décrire l'âme créatrice de nos aïeux et à montrer à l'étranger, aux enfants du monde civilisé, que nous suivons le même sentier qu'eux, que nous marchons sur le même sol, que nous tenons aussi une source lumineuse que les démons ont en vain essayé d'éteindre, et que ce sont eux qui ont péri, tandis que nous brasillions sous les cendres, confiant dans la science et la lumière qui, bien que nous ayant appartenu, en tant qu'enfants de l'Orient, sont sorties de nos mains pour éclairer l'Europe. Puisque nous reconnaissons bien le prototype et les possibilités de notre pensée qui nous éclaire, à présent, depuis l'Europe, pourquoi ne pas avoir notre flambeau lumineux entre nos mains? Tu fus le premier à inviter le monde civilisé à faire connaissance avec les créations artistiques des Arméniens...


    Réjouis-toi donc en toute quiétude! Prends des forces et donnes-en, tiens-toi solidement sur tes jambes, afin que les vagues séculaires aspirant à la liberté ne se brisent par derechef contre les écueils, ce qui pourrait nous être fatal. Laissons de côté, à présent, les sentiments, pour examiner la réalité.


    Il me semble que tant que nous n'aurons pas fait le premier pas positif, nous ne devons pas penser à faire le second. Depuis toujours notre pays a constitué une pomme de discorde sur le chemin de nos puissants voisins. Aujourd'hui, nous intéressons la Russie: tôt ou tard notre pays est destiné à faire partie de l’État russe. Nous avons deux moyens de nous libérer, tous les deux aboutissant au même point final. Le premier, le plus ambitieux, est notre indépendance, devant la diplomatie russe. Le deuxième, plus modeste, est de nous confier à l'Oncle russe et d'édifier une nation arménienne monolithique. Ses deux voies poursuivent le même but, mais le premier est irréalisable, tandis que le deuxième, qui s'appuie sur une identité, est réalisable. Le gouvernement russe eut à pâtir en Extrême-Orient. Il lui reste donc ce côté-ci pour l'expansion. La Perse est effectivement partagée entre l'Angleterre et la Russie. Ainsi les Arméniens pourront se libérer du joug persan, s'unir aux Arméniens de Russie et s'épauler mutuellement. A présent c'est notre tour celui des Arméniens de Turquie. Je ne peux pas croire que le gouvernement russe veuille nous sacrifier ses intérêts. Il ne peut pas permettre que les Arméniens occidentaux jouissent d'une meilleure condition que les Arméniens de son pays. Il essaiera donc de nous maintenir toujours, dans une situation qui nous le rende désirable, afin que nous constituions un élément accessible d'investissement ultérieur. Nos grands massacres prouvent mes paroles. Les journaux russes mettent toujours l'accent sur le point que nous devons forger et tremper notre salut à Saint-Pétersbourg. C'est ce qu'avait affirmé, dans le temps, Loris Mélikoff, prévenant le catholicos Guévorg IV qui, durant la guerre russo-turque, rattachant le salut de son peuple aux Turcs, les attendait à Etchmiadzine. Tu sais déjà bien que c'était le but principal de l'alliance de l'Angleterre, de la France et de la Russie. Donc il n'y a pas de salut en dehors de la Russie. Il faut d'abord que tous les Arméniens se rassemblent dans un État, une législation, se développent et forcissent moralement et physiquement, et puis, c'est le temps lui même qui nous apportera la liberté. En nous hâtant de faire le deuxième pas avant d'avoir fait le premier, nous nous perdrions totalement. Nous n'avons rien à espérer des Turcs...


    Nous ne devons pas nous séparer, nous ne devons pas nous laisser abuser par les propos mensongers de l'Europe. Nous devons nous réunir et nous engager sur le chemin pratique. Selon moi, le premier pas est de rassembler tous les Arméniens sous le règne de la Russie, et le second, de nous développer économiquement et moralement, nous guidant par des idées purement nationales, et non par des idées étrangères et indigestes pour nous. Le troisième pas c'est la révolution qui le fera. Mais nous profiterons de ce pas, à condition de nous y préparer et de nous engager dans un sentier purement national, à l'instar des Polonais. Les idées humaines de l'Europe, en dépit de leur attrait, ne nous sont pas utiles. Les plantes des pays froids s'étiolent bien vite sous le soleil ardent de notre pays.

    Je ne crains pas que nous risquions de nous dissoudre dans le gouvernement russe. Même si une dissolution partielle avait lieu, notre conscience nationale est déjà en éveil et nous aurions tout à y gagner. C'est mon opinion.

    Avec mes vœux cordiaux d'ardeur, d'énergie et de courage, je souhaite que le cadeau de Nouvel An que tu nous prépares soit modeste et bon.


    KOMITAS Vardapet qui t'embrasse et pense à toi.
     
source : http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/fr/6histoire/a_d/20_komidas1912.htm

jeudi 11 juin 2015

Un manuscrit pour Etchmiadzine



Un manuscrit offert par l'Institut Tchobanian au Matenadaran d'Etchmiadzine


Un précieux document que M. Manuel Deirmendjian avait confié à l'Institut Tchobanian, dont il est membre, a été présenté à Etchmiadzine, mardi, le 9 juin.



Il s’agit d’un manuscrit de 24 pages rédigé par Bedros Alichan et concerne des notes sur l’archevêque Dertad Balian de Césarée, sur une période allant de 1850 à 1923.


Une délégation de l’Institut Tchobanian composée de Varoujan Sirapian, Arthur Turyan et Tony Kahve a été reçue par Nathan Serpazan, mardi le 9 juin.

De gauche à droite: Père Karapetyan, A. Turyan, Nathan Serpazan, V. Sirapian, T. Kahve

Le document a suscité beaucoup d'intérêt auprès de Nathan Serpazan ainsi que le directeur des archives Père Asoghik Karapetyan à qui Varoujan Sirapian a remis l’original du manuscrit.



Le nouveau Matenadaran (Etchmiadzine)



Lors de l’entretien d’une heure, V. Sirapian a exposé les travaux de l’Institut Tchobanian, les différentes publications, ainsi que ses partenariats à Erevan, notamment avec le Centre Tekeyan, la bibliothèque A. Issahakian et Noravank foundation.
Le Matenadaran (1) d’Etchmiadzine s’est montré intéressé notamment par la revue semestrielle « Europe&Orient ». L’Institut Tchobanian a promis d’offrir les 10 derniers numéros de la revue et de fournir ensuite aux archives d’Etchmiadzine les numéros à venir.



D’autres sujets cultuels, culturels et géopolitiques ont été abordés lors de cet entretien. 
   


  
 
 
(1) Le Matenadaran qui se trouve de nos jours en haut de l'avenue M. Mashtots a été conçu au début de l’époque soviétique en y transférant les documents et fonds qui appartenaient en fait au Matenadaran de Ste Siège d’Etchmiadzine. Récemment un Matenadaran très moderne a été construit dans l’enceinte d’Etchmiadzine grâce au mécénat de Vatché et Tamar Manoukian.     

dimanche 7 juin 2015

Communiqué : Élections législatives en Turquie



Communiqué

08.06.2015

Élections législatives du 7 juin 2015, en Turquie.

Institut Tchobanian félicite les responsables du parti HDP qui ont su ressembler au-delà de la communauté kurde de Turquie et malgré tous les obstacles politiques, psychologiques et physiques, ont pu réaliser un score leur permettant de faire entrer près de 80 députés au TBMM.

Le coprésident du HDP, Selahattin Demirtas, a montré avec son calme, sa démarche lucide et sa détermination qu’il a l’étoffe d’un vrai homme d’État.

Mention spéciale aussi au peuple turc qui avec une participation de 85 % a donné une belle leçon de sens civique.

Espérons que les partis politiques puissent arriver à une coalition responsable pour le bien du pays, en excluant les extrêmes.

La Turquie, mais aussi la région, a besoin d’un pays stable, politiquement et économiquement.


Institut Tchobanian
Paris