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lundi 17 avril 2017

Yaïr Auron à Erevan

Prof Yaïr Auron à Erevan 
pour la présentation de son nouveau livre




Connu du public arménien pour son combat infatigable pour la reconnaissance du génocide des Arméniens par l’État d’Israël, Yaïr Auron est à Erevan pour 3 semaines.



Enseignant à l’Université américaine d’Arménie comme professeur invité le professeur Auron a profité de l’occasion pour présenter son dernier livre « Sauveurs et combattants » lors de plusieurs présentations, accompagné du président fondateur de l’Institut Tchobanian, Varoujan Sirapian.



Préfacé par Charles Aznavour les livres, publiés sous le parrainage de l’Institut Tchobanian, relate les liens entre la famille Aznavour et Missak Manouchian, son groupe de résistants.






La version française du livre, publiée aux éditions Sigest a été présentée à Paris, Décines et Nice en septembre 2016, à l’initiative de l’Institut Tchobanian qui avait invité le professeur en France pour une tournée d’une semaine.



La première présentation du livre, en français et en arménien, a eu lieu à l’Université des langues Brusov, le 11 avril. Devant une salle pleine Y. Auron a parlé de son livre mais aussi a répondu à de nombreuses questions sur « l’attitude honteuse » (sic) de l’État d’Israël, qui « non seulement ne reconnaît pas le génocide des Arméniens mais le nie ».

Discussions avec les professeurs de Brusov
Y. Auron et V. Sirapian, à l'Université Brusov
























Le 12 avril, Yaïr Auron et Varoujan Sirapian étaient les invités du programme « Sksenq Noritz » sur Kentron TV. 

Sur les plateaux de Kentron TV - programme Sksenk Noritz

Toujours le 12 avril à 18h30 une cérémonie réunissait pour la première fois les communautés arménienne et juive pour commémorer les deux génocides ensemble. Ce fut à l'initiative du Prof. Yaïr Auron qui dans son allocution a fait allusion aussi à "l'Affiche rouge" et la famille Aznavour, sujets de son dernier livre "Sauveurs et combattants". Rima Varjabedian, présidente de l'association des juifs d'Arménie a aussi pris la parole.

Yaïr Auron à l'Université américaine d'Erevan.
Rima Varjabedian, présidente de l'association des juifs d'Arménie.





Le 13 avril il y a eu une présentation/dédicace dans la librairie Noyan Tapan, nouvellement installée au N° 8 de la rue Abovyan. Les nouveaux locaux de Noyan Tapan offrent un espace plus aéré et agréable.

A la librairie Noyan Tapan. Echange avec le pasteur Léonian qui était parmi les invités.




Vendredi 14 avril c’était la présentation officielle au Musée-Institut Komitas en présence de nombreux médias. Tour à tour le directeur Nicolai Gostandjian, le vice ministre de la Culture Nerses Der Vartanyan et Varoujan Sirapian ont pris la parole avant de laisser la présentation du livre à Yaïr Auron.


Devant la statue de Komitas
Yaïr Auron, dans les jardins du Musée Komitas


Présentation du livre au Musée Komitas
Y. Auron et V. Sirapian avec N. Gostandjian (3e gauche), N. Der Vartanian (4e gauche) et les invités




Après la présentation MM. Auron et Sirapian ont été reçus au ministère de la Culture par le vice ministre N. Der Vartanian.

MM. Auron et Sirapian reçus par le Vice-ministre de la Culture, N. D. Vartanian



Toujours vendredi 14 à 15 heures V. Sirapian a été invité à prendre la parole à une cérémonie en l’honneur d’Arshag Tchobanian organisée dans la bibliothèque Avedik Issahakian, partenaire de l’Institut Tchobanian. Il a évoquéles liens entre Tchobanian, Manouchian et Misha Aznavour.

 
V. Sirapian à la bibliothèque Issahakian. Intervention sur l'influence d'Arshag Tchobanian (1872-1954) en France.



Samedi 15 avril le matin Y. Auron était invité à la télévision d’État H1 pour une interview enregistrée de 20 minutes qui sera diffusée le 24 avril.

Y. Auron interviewé par Abraham Gasparian sur télévision d'Etat H1


Ensuite c’était chez la librairie Bookinist, au N° 20 avenue Mashtots, qui a eu lieu une séance de dédicace. 

Auron et Sirapian avec le patron de la librairie Bookinist, Khatchig Vardanian
 



Puis Auron et Sirapian se sont rendus devant la plaque Missak Manouchian qui se trouve dans le jardin près de la librairie. 

MM. Sirapian et Auron devant la plaque de Missak Manouchian

 
C’est là que la jeunesse arménienne avait organisé il y a deux ans un mouvement de résistance (avec succès) contre un oligarque qui avait voulu transformer ce jardin en un restaurant-café en coupant les rares arbres qui restaient à Erévan.

Jean Dorian
17.04.2017
Erevan

mardi 25 octobre 2016

Varoujan Sirapian rencontre la communauté juive d’Arménie

Varoujan Sirapian rencontre la communauté juive d’Arménie


Lors de son séjour à Erevan, Jean V. Sirapian a souhaité rencontrer la communauté juive d’Arménie.
La rencontre a eu lieu le 14 octobre dans les locaux de l’Association des Juifs d’Arménie, rue Goghbatsi.

 
J. Sirapian avec Rimma et Ara Varjapetyan
 
Accueilli chaleureusement par la présidente de l’association Rimma Varjapetyan (Feller), Varoujan Sirapian, président de l’Institut Tchobanian a offert le dernier livre publié par Sigest, « Sauveurs et Combattants » du professeur Yaïr Auron. 





Madame Varjapetyan qui a dit bien connaître Yaïr Auron a été très sensible au sujet traité dans le livre, le sauvetage des juifs par la famille Aznavourian à Paris, sous l’occupation nazie ainsi que la liaison entre la famille Aznavour et Missak Manouchian.

A son tour, Madame Varjapetyan a offert à l'Institut Tchobanian le livre publié par son association, « Les juifs en Arménie, au Moyenge ».



La présentation du livre du professeur Auron en version arménienne étant prévue en mars 2017 à Erevan, l’Institut Tchobanian a d’ores et déjà lancé l’invitation à Madame Varjapetyan pour cette manifestation.


(c) Jean Dorian
25 octobre 2016
Erevan

samedi 24 septembre 2016

Yaïr Auron en France

Rencontres avec le professeur Yaïr Auron (1/2)



 
par Jean Dorian 
Revue Europe et Orient


À l’occasion de la parution de son dernier livre, « Sauveurs et Combattants » le professeur Yaïr Auron a été invité par l’Institut Tchobanian en France pour une série de rencontres/dédicaces à Paris, à Décines et à Nice.


Le livre raconte les liens entre la famille Aznavourian et le Groupe Manouchian.

 
Lundi 19 septembre, Yaïr Auron a été interviewé par la radio AypFm et le mensuel France Arménie.



Y. Auron interviewé par Vartan Kaprielian d'Aypfm. Photo (c) Sigest

Mardi 20 septembre a eu lieu la première rencontre avec le public au Centre culturel Alex Manoogian à Paris 17e, en présence de S.E.M. Charles Aznavour, auteur de la préface du livre. La rencontre était organisée par l’Institut Tchobanian, l’UGAB France et l’ANACRA.

S.E.M. Charles Aznavour, V. Sirapian et l'Ambassadeur d'Arménie V. Tchitechian. Photo P. Turyan

Charles Aznavour et Yaïr Auron. Photo (c) Pierre Turyan
Après les interventions d'Antoine Bagdikian (ANACRA) et de Varoujan Sirapian (Institut Tchobanian), Laurent Leylekian, maître de la cérémonie, a lancé le débat avec des questions pointues aussi bien à l’adresse de M. Auron que de Charles Aznavour, dont la famille constitue le sujet central du livre.

C. Aznavour, Y. Auron, Laurent Leylekian et Varoujan Sirapian. Photo : P. Turyan
Serge Avedikian récitant des extraits des chansons d'Aznavour. Photo P. Turyan

 
On voyait parmi les personnalités, Dr Yves Ternon et madame, l’acteur Serge Avedikian, le grand rabbin Haïm Korsia qui, empêché par une autre obligation, est arrivé en deuxième partie de la soirée pour prendre la parole. 

Le grand rabbin, Haïm Korsia avec Yaïr Auron. Photo : P. Turyan

 
Le professeur Auron a accepté de répondre, sans détour, à des questions qui n’étaient pas directement liées au livre, mais plutôt au génocide des Arméniens et sa négation par l’État d’Israël.







vendredi 16 septembre 2016

Interview de J. SIRAPIAN

Interview de Jean V. SIRAPIAN

directeur des éditions Sigest 

et

président-fondateur de l’Institut Tchobanian

 

Par Jean Dorian pour la revue « Europe&Orient »

Paris, le 8 septembre 2016


A l’occasion de la sortie du livre « Sauveurs et Combattants » écrit par le professeur Yaïr Auron, historien, spécialiste des génocides nous avons rencontré Jean Sirapian. 





JD: Comment est née l’idée de publier ce livre ?

JVS : Lors de ma rencontre avec M. Auron à Erevan, j’ai appris qu’il avait publié en hébreu « Sauveurs et combattants », un ouvrage sur les liens entre les parents de Charles Aznavour et le Groupe Manouchian. Sans hésiter j’ai décidé de publier ce livre en français. Cet ouvrage nous fait découvrir un aspect complètement inconnu de la famille de Charles Aznavour : le sauvetage des juifs et autres étrangers sous l’Occupation nazie à Paris. Il est illustré, entre autres, par des documents personnels de la famille Aznavour. 
 


JD : Pourquoi est-ce important de publier de ce livre « Sauveurs et Combattants » ?

JVS : Le thème developpé dans « Sauveurs et combattants » entre dans la ligne éditoriale de la transmission des mémoires de l’Institut Tchobanian. C’est aussi très important pour Yaïr Auron pour qui les relations arméno-juive comptent beaucoup. Ensuite comment refuser un manuscrit qui parle à la fois de la famille de Charles Aznavour et du Groupe Manouchian. Deux points de repère dans la mémoire collective arménienne.

JD : Quel est le lien entre le père de Charles Aznavour, Archag Tchobanian et Missak Manouchian ?

JVS : En 1939 la rencontre entre Tchobanian, Manouchian et Aznavour est un clin d’oeil à l’histoire. Quand nous avions publié notre premier livre, « Archag Tchobanian et le mouvement arménophile en France », une photo a attiré mon attention. Il s’agit d’une photo de groupe, prise à Paris. On y découvre une soixantaine d’artistes et d’écrivains arméniens réunis autour d’Archag Tchobanian. On y distingue le père de Charles, dont le prénom est Mischa, avec son tar (instrument de musique à corde qui ne le quittait jamais) et Missak Manouchian (qui était aussi un poète) autour d’Archag Tchobanian, « l’ambassadeur des lettres arméniennes en France ».


JD: Vous publiez ce livre en parallèle avec les nombreux ouvrages déjà publiés par Sigest !

JVS : Vous avez raison de le souligner. L’ouvrage « Sauveurs et Combattants » est le 106e livre de notre catalogue lancé en 2005. Cela fait en moyen dix publications par an, ce qui n’est pas négligeable pour une petite maison d’édition comme la nôtre.

JD : Vous allez présenter le livre dans les jours qui viennent à Paris, Lyon (Décines) et Nice, en présence de l’auteur.

JVS : Oui, l’Institut Tchobanian a invité le professeur Yaïr Auron en France. Vu l’intérêt qui suscite son livre, je pense qu’il y aura d’autres occasions pour l’inviter très souvent.

JD : Et quid des autres livres dont vous parliez ?

JVS : Cette rencontre à Erevan était très fructueuse puisqu’elle a permis aussi de signer la publication de deux livres de Yaïr Auron sur le génocide des Arméniens : « The Banality of Indifference » et « The Banality of Denial ». Nous publierons la traduction en français de ces deux livres avant le 24 avril 2017, date anniversaire du génocide de 1915.



vendredi 26 août 2016

Présentation du livre "Sauveurs et combattants"

Présentation du livre 
"Sauveurs et combattants"
Yaïr Auron étudie depuis des décennies les relations — qui lui sont chères — entre les Juifs et les Arméniens, d’autant plus qu’à ce jour l’État d’Israël ne reconnait pas le génocide des Arméniens.

Écrit au cours de l’année 2015, avant les commémorations du centenaire du génocide, cet ouvrage nous ramène à la période de la France occupée, où il relate l’épopée de la famille Aznavourian.

Charles Aznavour dans sa préface souligne :

« Ce que nous avons fait, pendant l’Occupation, nous semblait être la chose la plus naturelle du monde, au point que petit à petit on a fini par oublier l’engagement de nos parents, jusqu’au jour où Yaïr Auron est venu nous en parler. »

Et d’ajouter :
 

Yaïr est un homme bon, un saint homme. En écrivant cet ouvrage, il nous a révélé à nous même, il est entré dans l’histoire des Arméniens et n’en sortira plus. D’une certaine manière, il devient à son tour ce que les Juifs nomment un « Juste ». 

Charles Aznavour