mercredi 25 novembre 2015

Colloque : Terrorisme, pourquoi Paris ?

L'Académie de Géopolitique de Paris 
à le plaisir de vous inviter à son colloque intitulé 

Terrorisme. Pourquoi Paris ?  

qui aura lieu 



Jeudi 3 décembre 2015
Assemblée Nationale - 126 rue de l'Université 75 005
6ème bureau
14H00 – 18H00

Alors que l’actualité la plus brûlante a vu coup sur coup les djihadistes islamiques frapper à Beyrouth, Paris et Bamako, l'Académie de Géopolitique de Paris prend l’initiative d’organiser un colloque international de son cycle annuel d’analyse géopolitique du monde contemporain sur le terrorisme. Poursuivant son travail d’approche pluridisciplinaire et totalement indépendante des défis actuels, l’Académie a fait appel aux meilleurs spécialistes du terrorisme pour évoquer dans plusieurs communications les raisons du déplacement sur le théâtre parisien des opérations d’ampleur de l’EI.

Le colloque sollicitera l'analyse minutieuse des nombreux spécialistes retenus (universitaires, personnalités, militaires, diplomates, journalistes, etc.) auxquels il sera également demandé d’évaluer les rapports de forces, les moyens et les modes opératoires du phénomène djihadiste sunnite dans sa version la plus récente celle qui prend sa source en Irak et en Syrie. Enfin, les communications auront naturellement à prendre en compte l’implication, à toutes les échelles géographiques et selon toutes les nuances de l'influence, des puissances locales, régionales, mondiales concernées.




Nous serions ravis de vous avoir parmi nous et participer au débat et vous remercions de votre réponse.
L’inscription est gratuite mais obligatoire. Pour ce faire, il suffit de cliquer ICI avant le lundi 30 novembre.
NB : Pour des raisons de sécurité, seules les personnes inscrites pourront être admises en salle de conférence. Une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée.
 
Le PROGRAMME


13h30 : Inscription

14h00 : Introduction par Ali Rastbeen, Président de l'Académie de Géopolitique de Paris. 
14h15 : Allocution de bienvenue par Jacques Myard, député de la nation.
Première table ronde


14h30: Mme Maria Saadeh, députée du parlement syrien,

« Le terrorisme traversant les continents».

                                                    

14h45 : Olivier HANNE, Professeur associé à Saint Cyr,

« Paris et la France dans l'imaginaire djihadiste».


15h00 : Alain CORVES, Conseiller en stratégie internationale,

« Le lien entre le  terrorisme et la politique étrangère française».


15h15 : Thomas Flichy de  La NEUVILLE , Professeur à l’Ecole Militaire de Saint-Cyr,

« Violence aveugle des attentats de paris : la faute politique majeure des terroristes islamistes».


15h30 : Youssef  HINDI, Historien spécialisé dans l’eschatologie messianique,

« La politique française en question dans la lutte contre le terrorisme».

       

15h45 : Kouri ROUIDA, Président de l’Association des chrétiens syriens pour la paix

« La France et les chrétiens face à la menace terroriste».


16h00 : Débat.  


Deuxième table ronde

 

16h20 : Christophe REVEILLLARD, UMR Roland Mousnier CNRS/Université Paris-Sorbonne,


«L'UE cause de l'impréparation de Bruxelles et de Paris face au 

terrorisme ?».



16h35: Jean Michel VERNOCHET, Ecrivain et politologue :          

« Guerre terroriste et guerre civilisationnelle ».


16h50:Bruno DRWESKI, Maître de Conférences à l’Institut National des Langues et Civilisation Orientales (INALCO),

L'Arabie saoudite et le Qatar : Rôle réel ou rôle fictif dans la lutte contre le terrorisme et Daech ?


17h05: Varoujan SIRAPIAN, Président-fondateur de l'Institut Tchobanian et directeur de la revue Europe & Orient :

« Dans la guerre contre le terrorisme et l’EI, la Turquie est-elle un allié fiable ?». 

17h15: Débat général et clôture
  

mardi 29 septembre 2015

Lettre du R.P. Komidas à Archag Tchobanian

  • Lettre du R.P. Komidas à Archag Tchobanian

    " Il n'y a pas de salut en dehors de la Russie. " 
    Komidas Vardapet
     

    R.P. Komidas
     
    Archak Tchobanian














    Constantinople, le 28 décembre 1912


    Cher Archak,


    Il y a longtemps que je veux t'écrire, mais l'ayant remis du jour au lendemain, j'ai assez tardé.

    J'ai déjà appris et je sais que tu travailles à ton œuvre sacrée et noble, chérie et adorée, l’œuvre de l'avenir de l'Arménie, qui est l'objet de ta préoccupation, et que tu consacres toute ton énergie à la réalisation de ce but suprême. La nation arménienne te doit déjà beaucoup: tu fus le premier à saisir que pour frayer la voie à notre avenir, il fallait d'abord nous faire connaître aux étrangers, leur montrer notre vitalité, leur apprendre que nous sommes une source de lumière dans les ténèbres, que nous sommes un peuple de bâtisseurs...


    Si parfois l'union et l'harmonie nous ont fait défaut, c'est que nous n'avons jamais soufflé librement, même pendant les époques de nos semblants d'indépendance. Harcelés par l'ignorance et l'obscurantisme, les invasions et les pillages, le fer et le feu, nous avons su garder un je ne sais quoi d'irréductible, un espoir à toute épreuve, dirigeant nos yeux vers le flambeau de lumière de l'avenir, vers le flambeau, qu'après d'avoir perdu sa royauté et son gouvernement le peuple arménien a porté au sommet élevé de l'Aragatz, pour le suspendre au plafond invisible du ciel, par un fil immatériel, afin que les hordes obscures et avides ne puissent l'atteindre, et que sa lumière nous éclaire et nous permette de rêver à notre avenir. Tu fus le premier à décrire l'âme créatrice de nos aïeux et à montrer à l'étranger, aux enfants du monde civilisé, que nous suivons le même sentier qu'eux, que nous marchons sur le même sol, que nous tenons aussi une source lumineuse que les démons ont en vain essayé d'éteindre, et que ce sont eux qui ont péri, tandis que nous brasillions sous les cendres, confiant dans la science et la lumière qui, bien que nous ayant appartenu, en tant qu'enfants de l'Orient, sont sorties de nos mains pour éclairer l'Europe. Puisque nous reconnaissons bien le prototype et les possibilités de notre pensée qui nous éclaire, à présent, depuis l'Europe, pourquoi ne pas avoir notre flambeau lumineux entre nos mains? Tu fus le premier à inviter le monde civilisé à faire connaissance avec les créations artistiques des Arméniens...


    Réjouis-toi donc en toute quiétude! Prends des forces et donnes-en, tiens-toi solidement sur tes jambes, afin que les vagues séculaires aspirant à la liberté ne se brisent par derechef contre les écueils, ce qui pourrait nous être fatal. Laissons de côté, à présent, les sentiments, pour examiner la réalité.


    Il me semble que tant que nous n'aurons pas fait le premier pas positif, nous ne devons pas penser à faire le second. Depuis toujours notre pays a constitué une pomme de discorde sur le chemin de nos puissants voisins. Aujourd'hui, nous intéressons la Russie: tôt ou tard notre pays est destiné à faire partie de l’État russe. Nous avons deux moyens de nous libérer, tous les deux aboutissant au même point final. Le premier, le plus ambitieux, est notre indépendance, devant la diplomatie russe. Le deuxième, plus modeste, est de nous confier à l'Oncle russe et d'édifier une nation arménienne monolithique. Ses deux voies poursuivent le même but, mais le premier est irréalisable, tandis que le deuxième, qui s'appuie sur une identité, est réalisable. Le gouvernement russe eut à pâtir en Extrême-Orient. Il lui reste donc ce côté-ci pour l'expansion. La Perse est effectivement partagée entre l'Angleterre et la Russie. Ainsi les Arméniens pourront se libérer du joug persan, s'unir aux Arméniens de Russie et s'épauler mutuellement. A présent c'est notre tour celui des Arméniens de Turquie. Je ne peux pas croire que le gouvernement russe veuille nous sacrifier ses intérêts. Il ne peut pas permettre que les Arméniens occidentaux jouissent d'une meilleure condition que les Arméniens de son pays. Il essaiera donc de nous maintenir toujours, dans une situation qui nous le rende désirable, afin que nous constituions un élément accessible d'investissement ultérieur. Nos grands massacres prouvent mes paroles. Les journaux russes mettent toujours l'accent sur le point que nous devons forger et tremper notre salut à Saint-Pétersbourg. C'est ce qu'avait affirmé, dans le temps, Loris Mélikoff, prévenant le catholicos Guévorg IV qui, durant la guerre russo-turque, rattachant le salut de son peuple aux Turcs, les attendait à Etchmiadzine. Tu sais déjà bien que c'était le but principal de l'alliance de l'Angleterre, de la France et de la Russie. Donc il n'y a pas de salut en dehors de la Russie. Il faut d'abord que tous les Arméniens se rassemblent dans un État, une législation, se développent et forcissent moralement et physiquement, et puis, c'est le temps lui même qui nous apportera la liberté. En nous hâtant de faire le deuxième pas avant d'avoir fait le premier, nous nous perdrions totalement. Nous n'avons rien à espérer des Turcs...


    Nous ne devons pas nous séparer, nous ne devons pas nous laisser abuser par les propos mensongers de l'Europe. Nous devons nous réunir et nous engager sur le chemin pratique. Selon moi, le premier pas est de rassembler tous les Arméniens sous le règne de la Russie, et le second, de nous développer économiquement et moralement, nous guidant par des idées purement nationales, et non par des idées étrangères et indigestes pour nous. Le troisième pas c'est la révolution qui le fera. Mais nous profiterons de ce pas, à condition de nous y préparer et de nous engager dans un sentier purement national, à l'instar des Polonais. Les idées humaines de l'Europe, en dépit de leur attrait, ne nous sont pas utiles. Les plantes des pays froids s'étiolent bien vite sous le soleil ardent de notre pays.

    Je ne crains pas que nous risquions de nous dissoudre dans le gouvernement russe. Même si une dissolution partielle avait lieu, notre conscience nationale est déjà en éveil et nous aurions tout à y gagner. C'est mon opinion.

    Avec mes vœux cordiaux d'ardeur, d'énergie et de courage, je souhaite que le cadeau de Nouvel An que tu nous prépares soit modeste et bon.


    KOMITAS Vardapet qui t'embrasse et pense à toi.
     
source : http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/fr/6histoire/a_d/20_komidas1912.htm

jeudi 11 juin 2015

Un manuscrit pour Etchmiadzine



Un manuscrit offert par l'Institut Tchobanian au Matenadaran d'Etchmiadzine


Un précieux document que M. Manuel Deirmendjian avait confié à l'Institut Tchobanian, dont il est membre, a été présenté à Etchmiadzine, mardi, le 9 juin.



Il s’agit d’un manuscrit de 24 pages rédigé par Bedros Alichan et concerne des notes sur l’archevêque Dertad Balian de Césarée, sur une période allant de 1850 à 1923.


Une délégation de l’Institut Tchobanian composée de Varoujan Sirapian, Arthur Turyan et Tony Kahve a été reçue par Nathan Serpazan, mardi le 9 juin.

De gauche à droite: Père Karapetyan, A. Turyan, Nathan Serpazan, V. Sirapian, T. Kahve

Le document a suscité beaucoup d'intérêt auprès de Nathan Serpazan ainsi que le directeur des archives Père Asoghik Karapetyan à qui Varoujan Sirapian a remis l’original du manuscrit.



Le nouveau Matenadaran (Etchmiadzine)



Lors de l’entretien d’une heure, V. Sirapian a exposé les travaux de l’Institut Tchobanian, les différentes publications, ainsi que ses partenariats à Erevan, notamment avec le Centre Tekeyan, la bibliothèque A. Issahakian et Noravank foundation.
Le Matenadaran (1) d’Etchmiadzine s’est montré intéressé notamment par la revue semestrielle « Europe&Orient ». L’Institut Tchobanian a promis d’offrir les 10 derniers numéros de la revue et de fournir ensuite aux archives d’Etchmiadzine les numéros à venir.



D’autres sujets cultuels, culturels et géopolitiques ont été abordés lors de cet entretien. 
   


  
 
 
(1) Le Matenadaran qui se trouve de nos jours en haut de l'avenue M. Mashtots a été conçu au début de l’époque soviétique en y transférant les documents et fonds qui appartenaient en fait au Matenadaran de Ste Siège d’Etchmiadzine. Récemment un Matenadaran très moderne a été construit dans l’enceinte d’Etchmiadzine grâce au mécénat de Vatché et Tamar Manoukian.     

dimanche 7 juin 2015

Communiqué : Élections législatives en Turquie



Communiqué

08.06.2015

Élections législatives du 7 juin 2015, en Turquie.

Institut Tchobanian félicite les responsables du parti HDP qui ont su ressembler au-delà de la communauté kurde de Turquie et malgré tous les obstacles politiques, psychologiques et physiques, ont pu réaliser un score leur permettant de faire entrer près de 80 députés au TBMM.

Le coprésident du HDP, Selahattin Demirtas, a montré avec son calme, sa démarche lucide et sa détermination qu’il a l’étoffe d’un vrai homme d’État.

Mention spéciale aussi au peuple turc qui avec une participation de 85 % a donné une belle leçon de sens civique.

Espérons que les partis politiques puissent arriver à une coalition responsable pour le bien du pays, en excluant les extrêmes.

La Turquie, mais aussi la région, a besoin d’un pays stable, politiquement et économiquement.


Institut Tchobanian
Paris

jeudi 23 avril 2015

1915 SOYKIRIMININ ERMENİ SAĞLIK ÇALIŞANLARI

1915 SOYKIRIMININ ERMENİ
SAĞLIK ÇALIŞANLARI
MAĞDURLARI VE OSMANLI TÜRK
DOKTORLARIN ROLÜ

Fransa Ermeni Tıbbi Birliği (U.M.A. F), Lyon Rhone-Alpes – Fransa

Lyon, Fransa – Nisan 2015
umaf.rhonealpes@gmail.com


1915  Ermeni  soykırımının  yüzüncü  yılında,  Fransa  Ermeni Tıbbi  Birliği’nin  (U.M.A.F.)
Lyon  Rhone-Alpes  şubesi,  Osmanlı  Türk  doktorlarının  soykırım  suçuna  katılımlarını
hatırlatıyor ve katledilen Ermeni doktorları, öğrencileri ve sağlık çalışanlarını anıyor.
Osmanlı İmparatorluğu’nda 300 kişiye yakını doktorlardan oluşan Ermeni elit tabakasının
büyük bir kesimi İstanbul’da yaşıyordu. İmparatorluğun geri kalan topraklarında, özellikle Batı
Ermenistan’da, birçok Ermeni doktor ve eczacı Ermeni halkının yanı sıra, Türk, Kürt, Süryani,
Arap ve İmparatorluğun diğer halklarını da tedavi ediyorlardı.
Ermeni  doktorlar,  Osmanlı  İmparatorluğu’nda  tıbbın  gelişmesine  geniş  katkılarda
bulundular. Ayrıca,  1838’de, padişahın bireysel doktoru olan Dr. Manuel Şaşyan aracılığıyla,
Devlet Askeri Yüksek Tıbbiye Mektebi’nin kurulmasında ve 1885 yılında İstanbul’da Ermeni
Tıbbi Birliği’nin birçok üyesinin de katılmış olduğu Osmanlı Tıp Topluluğu’nun kurulmasında
büyük rol oynadılar 1.


1915  yılında,  24  Nisan’ı  25  Nisan’a  bağlayan  gecede,  235  Ermeni  aydını  tutuklandı.
İlerleyen günlerde, bu sayı 800e ulaştı ve birçok tutuklanan aydın sürgün yollarında vahşice
katledildi. 1919 yılında, Ermeni Tıbbi Birliği, toplamda en az 113 doktor, 73 eczacı, 14 dişçi ve 15 öğrencinin soykırım sırasında öldüğünü ve ya öldürüldüğünü beyan ediyordu
2,3 .  Mağdurlar arasında 26 Nisan  1915’te öldürülen, Lozan Tıp fakültesinden mezun, 30 yaşındaki doktor ve şair  Rupen  Sevag  bulunuyordu 4.  Zamanında  yukarıda  bahsi  geçen  bilimsel  ve  tıbbi  iki kuruluşunun  başkanı  olan  Doktor Vahram Torkomyan  ise  kurtulanlar  arasında  yer  alıyordu. Paris’e sürgün edip orada Paris Ermeni Tıbbi Birliği’nin kurulmasına katkıda bulundu 5. Bu kuruluş, 1974 yılında yerini Fransa Ermeni Tıbbi Birliği’ne bıraktı (U.M.A.F).
 

Pek çok Osmanlı Türk doktor, soykırımın hazırlıkları ve planlama aşamasında ve ayrıca,
görev başında Ermeni halkına karşı tıbbi özellikte suçlar işleyerek bu suça katkıda bulundular 6.


Soykırımın organizasyonuna katılan doktorlar arasında, İttihat ve Terakki Merkez Komitesi
üyesi olan Dr. Nazım Bey ve Dr. Bahattin Şakir, yönettikleri Teşkilat-ı Mahsusa aracılığıyla
soykırımın  gerçekleşmesinde  merkezi  rol  oynadılar.   Bu  kuruluş,  Ermeni  sürgününün  ve katliamınının  düzenlenmesinden  ve  gerçekleştirilmesinden  görevlendirilmişti.  İstanbul  ve Paris’te  eğitim  almış  olan  Dr.  Nazım  Bey,  Maarif   Nazırı  (Eğitim  Bakanı)  idi.   5  Temmuz 1919’da  Divan-ı  Harbi  Örfü  tarafından  yargılanıp  işlediği  suçlar  sebebiyle  idam  cezasına çarpıtıldı. Bahattin Şakir ise İstanbul Tıp Fakültesinde adli tıp ve ahlak öğretmeniydi 6.


Diyarbakır valisi Dr. Mehmed Reşit Diyarbakır’da şöyle beyan ediyordu:
“Bir doktor olarak bu kadar çok kişiyi nasıl öldürebildiğimi sordunuz. Cevabım şu şekilde:
Ermeni hainler vatanımızda kendilerine yuva  kurmuşlardı. Zararlı mikroplardı. Bu mikropları yok etmek bir doktorun görevi değil midir?” 2.
Aşağıdaki liste, soykırımda Osmanlı Türk doktorlarının görev başında işledikleri tüm suçları
listelemek gibi bir amaca sahip değil ancak aşağıdaki birkaç örneğe dikkat çekmek isteğiyle oluşturulmuştur 2, 3, 6, 7, 8 :
 

-  İnsanlar üzerinde tıbbi deneyleri
>  Almanya’da eğitim almış İstanbul’da patoloji bölümü anatomi dersi öğretmeni, Prof.
Dr. Hamdi Suat Aknar, ve 3. Ordu Başhekimi, Dr. Tevfik Salim, Ermenilere bunun bir
tedavi olduğunu söyleyerek tifüs hastalığına yakalanmış hastaların kanını kasıtlı olarak
yüzlerce  Ermeni’ye  aşıladılar 9,10.  Prof.  Aknar,  ölümünden  sonra  1974  yılında
TÜBİTAK tarafından hizmet ödülüne layık görüldü 11.
 


-  Çocuk ve hamile kadın zehirlemeleri
>  Trabzon  Sıhhiye  Şube  Müdürü  Ali  Saib  Bey,  Hilal-i  Ahmer  Hastanesindeki  yetim
Ermeni  çocuklarına  ve  hamile  kadınlara  ölümcül  dozda  morfin  enjekte  ediyordu 12.
Enjeksiyonlara  karşı  çıkanları  Karadeniz’de  boğuyordu.  Tanıklıklar  aynı  zamanda
kendisinin çocuklar üzerinde ölümcül gaz ve buhar kullandığını belirtiyor.
-  Sahte ölüm belgelerinin yazımı
>  Urfa  Belediyesi  doktoru,  Teşkilat-ı  Mahsusa  üyeleri  tarafından  katledilen  Meclis-i
Umumi (Osmanlı Parlamentosu) üyesi iki Ermeni adına sahte ölüm belgesi oluşturdu.
>  2011 yılında Papa II. Jean-Paul tarafından şehit olarak azizler listesine alınan ve sürgün
yolunda  öldürülmüş  olan  Mardin  Başpiskoposu  İgnatyus  Maloyan,  Diyarbakır’daki
Osmanlı  Türk  doktorları  tarafından  10  Haziran  1915’te  akciğer  embolisi  sebebiyle
öldüğü belirtilmişti 13.
 

-  Doktor meslektaşlara karşı cinayetler
>  Sahra  Sıhhiye  Umumi  Müfettişi  Dr.  Süleyman  Numan  Paşa,  Ermeni  sivil  ve  askeri
doktorların öldürülmesine izin verdi.

>  Muş Belediyesi doktoru Asaf, askeri hastanede görevli meslektaşı Nerses Şahbağlıyan’ı
evinde  soğukkanlılıkla  öldürdü.  Erzincan  Askeri  Hastanesi  başhekimi,  Sani  Yaver,
Tokatlı  Doktor  Minas  Yarmayan’ı  öldürürken,  Feridun  ise  dişçi  Levon  Egavyan’ı
uykusunda katletti.
 

-  Hemşire tecavüzleri
>  Silvan (Diyarbakır) Askeri Hastanesi başhekimi Fethi, hastanesinde çalışan ona yakın
Ermeni hemşireye tecavüz etti. Ayrıca belirtelim ki, bu tecavüz suçunun yanı sıra, bu
doktor bulaşıcı zührevi bir hastalığın taşıyıcısıydı.
 

Ermeni  soykırımının  yüzüncü  yılı  dolayısıyla,  Fransa  Ermeni Tıbbi  Birliği’nin  üyeleri,  Jön Türk Hükümeti’nin işlediği barbarlığın mağdurlarının ve kurtulanlarının torunları ve çocukları olarak, gerekli adaletin sağlanabilmesi amacıyla, meslektaşlarının tarihleriyle yüzleşmelerini, yaşanılmış  bu  acı  gerçekleri  kabul  etmelerini  ve  Ermeni  halkının,  Ermeni  doktorlar  gibi, yaşamış olduğu hasarı onarmalarını talep ediyor.


Referanslar

1.  Vardanian Stella. Histoire de la médecine en Arménie de l’Antiquité à nos jours. Paris 1999
2.  Union des Médecins Arméniens. Les persécutions des médecins arméniens pendant la Première Guerre en Turquie (1919). Nouvelle édition, Sigest, 2011.
3.  Հարություն  Մինասյան  //  Օսմանյան  կայսրությունում  և  Թուրքիայի  Հանրապետությունում բռնաճնշումների  և  ցեղասպանության  ենթարկված  հայ  բժիշկներ // :  Լուսաբաց  հրատարակչատուն, 2014 — 520էջ.
4.  Մեծ եղեռնի նահատակ  հայ բժիշկներ, տոքթ. Գասպար Կարոյեան, Պոսթոն, 1957.
5.  Vahram  Torkomian.  Mémoires  d’un  médecin  stambouliote  1860-1890.  Centre  d’histoire  arménienne contemporaine TOME VI 2007. (Titre original :Antsouge mortsoug).
6.  Dadrian N. The role of Turkish physicians in the world war I genocide of ottomans Armenians.  Holocaust Genocide Studies (1986) 1 (2): 169-192. doi: 10.1093/hgs/1.2.169
7.  Genocide Study Project, HF Guggenheim Foundation, in The  Holocaust and Genocide Studies, Volume 11, Number 1, Spring 1997.
8.  Baron, Jeremy Hugh. "Genocidal Doctors". Journal of the Royal Society of Medicine.  November 1999, 92, pp. 590–93.
9.  Türkce Istambul., No 45,23 December 1918.
10.  Karatepe M. Struggle against typhus in the Caucasian front during the 1st World War. Yeni Tip Tarihi
Arastirmalari. 2002;8:107-62.
11.  Karatepe M. A life dedicated to pathology: Hamdi Suad Aknar. Yeni Tip Tarihi Arastirmalari. 2002;8:33-55. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17152150
12.  V. Dadrian. Children as victims of genocide: the Armenian case. The Issues of the History and Historiography of the Armenian Genocide Volume 7, AGMI, Yerevan 2003
13.  Monseigneur Jean NASLIAN évêque de Trébizonde en 1911-1928, Mémoires sur les événements polit icoreligieux  en  proche  -  orient  de  1914  à  1928,  Premier  tome,  Juillet  1914  Octobre  1918,  Imprimerie Mekhitariste,Vienne (Autriche 1953), réedition" le cercle d'écrits caucasiens" 2008, 669 pages. p. 344


EAN 9782917329283 - Editions SIGEST

mardi 14 avril 2015

Open Letter to R T Erdogan...

... from
INTERNATIONAL ASSOCIATION OF GENOCIDE SCHOLARS TO TURKISH PRESIDENT ERDOGAN 

(then Prime Minister)



To Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan
TC Basbakanlik
Bakanliklar
Ankara, Turkey
FAX: 90 312 417 0476
June 13, 2005

Dear Prime Minister Erdogan,

We are writing you this open letter in response to your call for an "impartial study by historians" concerning the fate of the Armenian people in the Ottoman Empire during World War I.
We represent the major body of scholars who study genocide in North America and Europe. We are concerned that in calling for an impartial study of the Armenian Genocide you may not be fully aware of the extent of the scholarly and intellectual record on the Armenian Genocide and how this event conforms to the definition of the United Nations Genocide Convention. We want to underscore that it is not just Armenians who are affirming the Armenian Genocide but it is the overwhelming opinion of scholars who study genocide: hundreds of independent scholars, who have no affiliations with governments, and whose work spans many countries and nationalities and the course of decades. The scholarly evidence reveals the following:
On April 24, 1915, under cover of World War I, the Young Turk government of the Ottoman Empire began a systematic genocide of its Armenian citizens — an unarmed Christian minority population. More than a million Armenians were exterminated through direct killing, starvation, torture, and forced death marches. The rest of the Armenian population fled into permanent exile. Thus an ancient civilization was expunged from its homeland of 2,500 years.
The Armenian Genocide was the most well-known human rights issue of its time and was reported regularly in newspapers across the United States and Europe. The Armenian Genocide is abundantly documented by thousands of official records of the United States and nations around the world including Turkey’s wartime allies Germany, Austria and Hungary, by Ottoman court-martial records, by eyewitness accounts of missionaries and diplomats, by the testimony of survivors, and by decades of historical scholarship.
The Armenian Genocide is corroborated by the international scholarly, legal, and human rights community:
  1. Polish jurist Raphael Lemkin, when he coined the term genocide in 1944, cited the Turkish extermination of the Armenians and the Nazi extermination of the Jews as defining examples of what he meant by genocide.
  2. The killings of the Armenians is genocide as defined by the 1948 United Nations Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide.
  3. In 1997 the International Association of Genocide Scholars, an organization of the world’s foremost experts on genocide, unanimously passed a formal resolution affirming the Armenian Genocide.
  4. 126 leading scholars of the Holocaust including Elie Wiesel and Yehuda Bauer placed a statement in the New York Times in June 2000 declaring the "incontestable fact of the Armenian Genocide" and urging western democracies to acknowledge it.
  5. The Institute on the Holocaust and Genocide (Jerusalem), and the Institute for the Study of Genocide (NYC) have affirmed the historical fact of the Armenian Genocide.
  6. Leading texts in the international law of genocide such as William A. Schabas's Genocide in International Law (Cambridge University Press, 2000) cite the Armenian Genocide as a precursor to the Holocaust and as a precedent for the law on crimes against humanity.
We note that there may be differing interpretations of genocide—how and why the Armenian Genocide happened, but to deny its factual and moral reality as genocide is not to engage in scholarship but in propaganda and efforts to absolve the perpetrator, blame the victims, and erase the ethical meaning of this history.
We would also note that scholars who advise your government and who are affiliated in other ways with your state-controlled institutions are not impartial. Such so-called "scholars" work to serve the agenda of historical and moral obfuscation when they advise you and the Turkish Parliament on how to deny the Armenian Genocide. In preventing a conference on the Armenian Genocide from taking place at Bogacizi University in Istanbul on May 25, your government revealed its aversion to academic and intellectual freedom—a fundamental condition of democratic society.
We believe that it is clearly in the interest of the Turkish people and their future as a proud and equal participants in international, democratic discourse to acknowledge the responsibility of a previous government for the genocide of the Armenian people, just as the German government and people have done in the case of the Holocaust.

Approved Unanimously at the Sixth biennial meeting of

THE INTERNATIONAL ASSOCIATION OF GENOCIDE SCHOLARS (IAGS)
June 7, 2005, Boca Raton, Florida

President First Vice-President Second Vice-President Secretary-Treasurer
Israel Charny (Israel) Gregory H. Stanton (USA) Linda Melvern (UK) Steven Jacobs (USA)