Visio conférence de Nikos Lygeros (I)
24/11/2020
Centre de recherche indépendant pour l'Europe, l'Asie Mineure, le Caucase et le Moyen Orient.
24/11/2020
Dans une période difficile pour l'Arménie, où l'économie du pays est affectée par des causes sanitaires et militaires, le soutien aux familles arméniennes devient une prérogative encore plus importante pour l'UFAR (Université Française en Arménie). L’Institut Tchobanian avec son président d’honneur, ancien ambassadeur, M. Henry Cuny, est très engagé dans les actions de la francophonie en Arménie. L’Institut Tchobanian et les éditions Sigest ont également été les partenaires de l’UFAR pour l’organisation du Premier Prix des Espoirs francophones.
Ils souhaitent contribuer ainsi, dans la mesure de leurs moyens, à promouvoir les valeurs qui sont celles de l'UFAR : responsabilité, transparence, démocratie, excellence, esprit d'ouverture, pour un avenir meilleur.
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| Jean Sirapian et Bertrand Venard |
Lundi, le 5 octobre 2020, Jean V. Sirapian, président-fondateur de l'IT a rencontré le nouveau recteur de l'UFAR, le Professeur Bertrand Venard.
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| Professeur Bertrand Venard, recteur de l'UFAR |
L'entretien qui a duré deux heures a permis de présenter les actions en faveur de la francophonie menées par l'Institut Tchobanian en Arménie, notamment sous la houlette de l'ancien ambassadeur Henry Cuny.
J.V. Sirapian, également directeur des Editions Sigest a présenté la ligne éditoriale de la maison articulée sur deux axes : culture franco-arménienne et géopolitique. Il a rapidement donné quelques indications sur les livres et revues publiés (près de 200 depuis 2004).
Le recteur s'est dit intéressé par une conférence autour du dernier livre de V. Sirapian sur les événements des 6-7 septembre 1955 à Istanbul et Izmir.
Les deux hommes ont discuté aussi des futurs partenariats possibles entre l'Institut Tchobanian et l'UFAR : le concours Prix des Espoirs francophones, attribution de bourses, etc.
Jean V. Sirapian a remercié le recteur pour son accueil chaleureux, son écoute attentive et s'est dit confiant pour une collaboration plus active entre l'IT et l'UFAR dans les mois à venir.
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| Le recteur, Prof. J-M Lavest avec les nominés, lit le mot du pdt du jury Henry Cuny |
"Les conditions sanitaires qui prévalent actuellement n’ont pas permis aux membres du jury et à son président de se rendre en Arménie pour saluer comme ils l’auraient souhaité les candidats de la première session de ce concours lancé par l’Institut Tchobanian avec l’appui de l’Université française en Arménie et pour remettre au vainqueur le prix annoncé ainsi que les certificats de participation aux autres candidats. Ce concours est destiné à récompenser un article écrit par un(e) étudiant(e) ou une équipe de deux coauteurs de 3ème ou de 4ème année sur un thème proposé en relation directe avec les enjeux d’avenir de l’Arménie.
Comme vous le voyez, ce concours est dans le droit fil du projet initial de l’UFAR - ainsi que je m’en explique à l’occasion des vingt ans de l’université dans le message que j’ai adressé récemment à ses étudiantes et étudiants - qui était de former les futurs cadres du développement économique et institutionnel de l’Arménie et de constituer un laboratoire d’idées pour permettre à ce pays d’affronter, dans le cadre régional qui est le sien, les enjeux de demain.
Ceci explique le choix des sujets qui touchaient au développement du tourisme, à la protection de l’environnement, à l’impact de la situation régionale, à l’avenir d’un jeune. Ce à quoi le jury a été attentif avant tout c’est à la capacité des candidats à esquisser des solutions, à traduire leur engagement personnel dans l’avenir de leur pays. Pas plus qu’à l’UFAR, le concours des espoirs francophones ne peut se satisfaire d’articles purement descriptifs de la situation actuelle et, pour prendre cet exemple, les beautés touristiques de l’Arménie, auxquelles j’ai été moi-même très sensible durant mes cinq années de mission, ne sont porteuses d’avenir que pour autant qu’elles s’appuieront sur des structures d’accueil, des modes innovants de séjours, des prix d’appel, une logistique performante en matière hôtelière, médicale, de transports, etc.
Le lauréat de cette année, M. Sergey Berberian, a su faire passer dans son article son engagement dans le futur de son pays, ses attentes, ancrées tout autant dans l’identité millénaire de l’Arménie que dans la réalité du monde contemporain, les nouvelles technologies, l’émergence de nouveaux modèles d’entreprises, un modèle de réussite fondé, non sur les situations acquises, mais - comme le diplôme de l’UFAR – exclusivement sur le travail et la capacité. Nous l’en félicitons chaleureusement ainsi que de la qualité de la rédaction française qui, loin d’être le seul critère, demeure très importante pour les membres du jury. Ceci pour une raison bien simple : la pensée est d’abord une grammaire et la mission de l’université française, mais plus généralement de la francophonie, n’est pas de former des érudits, encore moins des perroquets, mais des esprits aptes à apprendre toute leur vie ; apprendre des autres comme d’eux-mêmes, de la discussion et de la contradiction, de sa singularité et de la différence, ingrédients indispensables de l’approfondissement des valeurs que l’on porte en soi. C’est ainsi que se construisent les démocraties mais aussi la paix.
C’est pourquoi j’hésite sur l’intitulé de ce concours « Prix de l’espoir francophone » ou « prix des espoirs francophones ». Car l’espoir est celui que je viens de dire, les espoirs c’est chacun d’entre vous."
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| Le lauréat, Sergey Berberian |
Nous sommes heureux que l'Institut Tchobanian, dans sa vocation de soutien de la francophonie en Arménie, ait pu, en partenariat avec l'UFAR, organiser ce premier concours, dans cette période difficile que nous traversons à cause du coronavirus.
D'abord merci au service de communication de l'UFAR, qui a su organiser d'une façon efficace et professionnelle cette réunion à distance pour nous permettre de participer à la remise du 1er Prix des Espoirs francophones.
Un merci spécial au recteur Prof. Jean-Marc Lavest, qui dans sa fonction, lors de ces dernières cinq années, a su donner un souffle nouveau à l'UFAR, avec son implication totale, humaine, humble et aussi par sa gestion efficace. Il a répondu présent chaque fois que nous l'avons sollicité. Nous serions heureux de le voir l'année prochaine dans le jury, pour la seconde édition de ce concours.
Nous remercions aussi les candidats que nous espérons plus nombreux dans l'avenir et nos félicitations au lauréat qui a bien mérité ce 1er Prix.