vendredi 30 novembre 2012

PHILIPPE KALTENBACH et "SEVRES 2015"


PHILIPPE KALTENBACH : 
« SEVRES 2015 INSTUTIONNALISERA LA CONTRIBUTION ARMÉNIENNE A LA CULTURE FRANCAISE »


Le Sénateur-Maire de Clamart a tenu à conduire une délégation de parlementaires arméniens sur le site du futur mémorial arménien du Grand Paris.


Lundi 26 Novembre, Philippe Kaltenbach a accompagné une délégation de parlementaires arméniens sur le site du Collège Samuel Moorat de Sèvres, lieu d'implantation du futur Mémorial arménien du Grand Paris. Ils ont été accueillis par les deux Vice-présidents de Sèvres 2015, le père Bezdikian et M. Robert Aydabirian ainsi que par son Secrétaire général, M. Léon Papazian.

La délégation parlementaire arménienne était composée de M. Ara Babloyan, Président de la commission de la santé, de la maternité et de l'enfance, de Mme Naira Zohrabian, Présidente de la commission des questions d'intégration européenne, de Mme Margarit Yesayan, Vice-présidente de la commission de la défense des droits de l'Homme et des questions sociétales, de M. Mher Shahgeldyan, de M. Mnatsakan Mnatsakanyan et de Mme Alice Martyrossian, Conseillère à la direction des relations internationales et Secrétaire du groupe d'amitié, accompagnée de M. Vahagn Atabekian, représentant de l'Ambassade d'Arménie en France.

« Sèvres 2015 est un projet que je connais, que je soutiens totalement et que j'appelle de mes vœux » a déclaré Philippe Kaltenbach, « il pourra contribuer au dialogue franco-arménien mais il institutionnalisera surtout la contribution arménienne à la République et à la culture française. C'est un projet que, me semble-t-il, la France et toutes les structures arméniennes de France se doivent de soutenir » a-t-il ajouté.

Le Père Bezdikian, Vice-président de l'Association Sèvres 2015, a présidé la visite du site de Sèvres en expliquant son histoire et celle de la Congrégation des pères Mekhitaristes. Les membres de la délégation ont découvert l'importance du site et son potentiel sans équivalent. « Cette institution appartient à la communauté arménienne, il est important qu'elle soit préservée mais aussi que son patrimoine unique serve de base à l'édification d'un mémorial qui sera source du rayonnement de la culture arménienne en général et de son impact en France en particulier » a précisé le père Bezdikian. « En ce sens, l'équilibre du projet implique que les pouvoirs publics s'engagent comme le fait la communauté arménienne à travers la Congrégation » a ajouté M. Robert Aydabirian.

MM. Robert Aydabirian et Léon Papazian ont exposé le projet de manière détaillée au cours d'un dialogue ouvert et animé, suscitant des questions et des commentaires de la part de la délégation parlementaire.

M. Ara Babloyan, a souligné, en tant que co-président du groupe d'amitié Arménie-France, l'importance de la coopération entre les Etats français et arménien en insistant sur le fait que les Français d'origine arménienne constituent un atout évident pour le développement de cette coopération comme pour la prospérité de la France. « Nous sommes très fiers de la contribution des Français d'origine arménienne à la richesse culturelle et économique de la France et Sèvres 2015 ne pourra que renforcer nos liens et cette contribution » a affirmé Ara Babloyan.

mercredi 14 novembre 2012

La création d’un mémorial du génocide arménien


Association Sèvres 2015
Pour la création d’un mémorial du génocide arménien

UN MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN 
POUR LA RECHERCHE ET L’EDUCATION A LA CITOYENNETE


Sèvres, le 13 novembre 2012 - Un mémorial du génocide arménien va être établi à Sèvres, dans les bâtiments du collège Samuel Moorat, appartenant à la congrégation des Pères mekhitaristes. Le projet mené par l’association Sèvres 2015 comprendra un musée, un centre de recherches et un centre de conférences.
« Notre projet poursuit l’objectif d’institutionnaliser la présence et l’expérience arménienne dans la Cité, au-delà de la question centrale du génocide, acte de naissance des Français d’origine arménienne » a expliqué Gérard Guerguerian, le président de l’association Sèvres 2015. « Il s’agit essentiellement d’un projet citoyen, dynamique, scientifique et tourné vers l’avenir qui déborde largement le simple cadre muséographique ou mémoriel » a poursuivi Gérard Guerguerian.

Autour du mémorial, pièce centrale du dispositif, le centre de recherches conduira une réflexion et produira des études sur les génocides et les crimes contre l’Humanité mais abordera également les autres aspects – politiques, économiques, sociaux et culturels – liés à l’existence centenaire et à l’engagement civique des Français d’origine arménienne.

Le projet sera initié par la mise en place d’une fondation indépendante qui bénéficiera de l’usufruit des terrains et bâtiments de la congrégation, idéalement situés aux portes de Paris et à proximité de communes à forte concentration arménienne. L’inauguration du complexe est prévue en 2015, à la date anniversaire des cent ans du génocide.

« Le traité signé ici même, à Sèvres, en 1920 contenait les germes d’une promesse qui n’avait pas encore porté ses fruits. En poursuivant l’œuvre intellectuelle et éducative accomplit depuis trois siècles par les Pères mekhitaristes mais aussi en lui conférant une dimension citoyenne inédite, notre projet volontariste enrichira d’un nouveau regard cet universalisme qui fait le génie de la France et auquel nous sommes profondément attachés » a conclu le président de Sèvres 2015.

Le projet du mémorial de Sèvres est conçu sur la base d’un large soutien national. Il vise à la transparence et à l’autonomie financière.


Contact presse : Véra DARAKDJIAN : 06 51 87 86 83
Association Sèvres 2015 - 26 rue Troyon - 92 310 Sèvres
e-mail : contact@sevres2015.org

dimanche 2 septembre 2012

Groupe amitiés France-Azerbaidjan (AN)

Écrivez à votre député


28 députés font partie du Groupe d’amitié France-Azerbaïdjan à l’Assemblée Nationale.
Interpellez votre député pour lui demander de condamner fermement le mensonge d’État de l’Azerbaïdjan pour soustraire un meurtrier à la justice hongroise.
Voir en bas de page les photos et les noms de vos députés et l'adresse de l'A.N.

Voici une lettre type que vous pouvez enrichir et personnaliser

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Monsieur le Député,


Après avoir obtenu l’extradition d’un meurtrier azéri, Safarov, le président Aliev, dès l’arrivée du prisonnier à Bakou, le 31 août, l’a amnistié et ordonné sa libération.

Dans la foulée promu Major, Safarov s’est vu attribuer gratuitement un appartement et l’équivalent de 8 ans de salaires pour les années passées dans une prison de Hongrie. Il est considéré comme un héros national.

Pourtant le ministre de la Justice de l’Azerbaïdjan s’était engagé par écrit vis-à-vis de son homologue hongrois que le meurtrier, condamné à vie par la justice hongroise pour l’assassinat d’un Lieutenant de l’armée arménienne (en 2004 à Budapest), dans son sommeil et à coup de hache, finirait sa peine dans une prison azérie.

Monsieur le Député, vous êtes membre du Groupe d’amitié France-Azerbaïdjan. Je suis sûr que vous allez condamner d’une façon officielle cet acte odieux, ce mensonge d’État, contraire à nos valeurs européennes. Je voudrais aussi savoir si vous tenez à rester dans ce groupe d’amitié après cet incident.

Cordialement
Date, signature 



Lettre à l'ambassadeur de Hongrie

INSTITUT TCHOBANIAN
29 rue E. Dolet
94140 Alfortville - F

                                                                          

                                                                           S.E.M. László TRÓCSÁNYI
                                                                           Ambassade de Hongrie
                                                                           5 bis, Square de l'Avenue Foch
                                                                           75116 Paris


                                                                            Paris, le 1er septembre 2012


Monsieur l’ambassadeur,

Je viens, par la présente, vous exprimer nos plus énergiques protestations et aussi notre indignation concernant la décision inique et scandaleuse du ministre de la Justice de votre pays, Tibor Navracsics, qui a accepté d’extrader un assassin raciste et xénophobe, qui a été condamné à trente ans de réclusion pour avoir tué un officier de l’armée arménienne dans son sommeil, crime « prémédité, malveillant et exceptionnellement cruel », vers son pays d’origine l’Azerbaïdjan sachant pertinemment que cet individu a été élevé, il y a quelques années, au rang de héros national par le président Aliev.

Prétendre que le ministre a cru aux paroles et promesses de ses interlocuteurs azéris pour maintenir le meurtrier en prison relève d’une naïveté extrême qui ne tient pas la route pour un ministre de ce niveau, qui est de plus, vice premier ministre de votre pays. D’ailleurs au moment même où l’assassin a mis les pieds sur le territoire azéri il a été gracié par le président. Aujourd’hui on a su qu’il a été élevé au rang de major, un appartement lui a été offert et le salaire de huit années passées en prison lui sera versé. 

Si, comme on commence à lire dans la presse spécialisée, cette extradition est une contrepartie de l’aide financière importante promise par l’Azerbaïdjan à votre pays, la Hongrie à travers son ministre non seulement se ridiculise vis-à-vis du monde entier se faisant berner par les Azéris, mais de plus doit assumer la honte pour avoir monnayé une décision de justice. Pour cette lâcheté innommable vous serez condamnés par les citoyens de l’Union européenne à laquelle vous appartenez et les Arméniens du monde entier. Quant au ministre, qui aurait dû démissionner immédiatement après cette effroyable humiliation, il sera maudit jusqu’à la fin de ses jours par la famille et les proches de la victime, le Lt. Gurgen Margaryan.


Varoujan SIRAPIAN
Président-fondateur
de l'Institut Tchobanian
Directeur de « Europe & Orient »

vendredi 31 août 2012

Rupture Arménie-Hongrie

L'Arménie suspend ses relations diplomatiques avec la Hongrie

Ramil Safarov (Archives)
21:04 31/08/2012
EREVAN, 31 août - RIA Novosti
L'Arménie suspend ses relations diplomatiques avec la Hongrie, a annoncé vendredi le président arménien Serge Sargsian lors d'une rencontre convoquée d'urgence avec les diplomates étrangers en poste à Erevan.
"Je déclare officiellement que nous suspendons aujourd'hui nos relations diplomatiques et tous nos liens officiels avec la Hongrie", a déclaré le chef de l'Etat arménien cité par l'agence News-Armenia.
Les relations entre les deux pays se sont aggravées suite à la décision de Budapest de rapatrier vers Bakou un officier azerbaïdjanais condamné à perpétuité par la justice hongroise pour avoir tué un ressortissant arménien.
Le 20 février 2004, le lieutenant de l'armée arménienne Gurguen Margarian, envoyé à Budapest suivre des cours d'anglais dans la cadre du programme l'OTAN "Partenariat au nom de la paix", a été tué à coups de hache par l'officier azerbaïdjanais Ramil Safarov, élève des mêmes cours. Le 13 avril 2006, un tribunal de Budapest a condamné ce dernier à perpétuité. Or vendredi, l'intéressé a regagné l'Azerbaïdjan où il a été immédiatement gracié par le président Ilham Aliev.
Les médias arméniens ont annoncé jeudi, citant la presse hongroise, que l'Azerbaïdjan envisageait d'acquérir des obligations gouvernementales hongroises pour un montant de deux à trois milliards d'euros. Selon les experts arméniens, Bakou a utilisé cette transaction pour réclamer le rapatriement de Safarov, indique News-Armenia.
"Nous devons nécessairement réagir à cette démarche, car il s'agit d'un meurtre ethnique dont l'auteur a été disculpé par un pays membre de l'Union européenne. C'est un très mauvais signe", a conclu le président arménien.

voir l'article de Varoujan Sirapian

Le devoir d'être Arménien

Le devoir d'être Arménien. (à Jean)

de Nikos Lygeros 
http://www.lygeros.org/articles.php?n=10120&l=fr
 



Etre Arménien,
après le génocide
de notre peuple,
c'est un devoir
envers l'Humanité
pour démontrer
aux barbares
qu'ils ont échoué
et que leur crime
n'a pas été effacé
de notre mémoire
voila pourquoi
chaque Arménien
représente un acte
de résistance pour tous
et un exemple
à suivre pour tous ceux
qui apprennent encore
comment dépasser
les atrocités et l'horreur
pour montrer aux hommes
le cadeau de la vie.


vendredi 24 août 2012

Syrie : faut-il mourir pour les islamistes ?

Syrie : faut-il mourir pour les islamistes ?

Article rédigé par Roland Hureaux, le 24 août 2012
source : http://www.libertepolitique.com/L-information/Decryptage/Syrie-faut-il-mourir-pour-les-islamistes


Après des semaines d’emballement manichéen, plusieurs organes de presse expriment des doutes sur l’intérêt de l’engagement de la France au côté des rebelles syriens. Il était temps.
Dans cette affaire, Laurent Fabius poursuit strictement la politique d’Alain Juppé, caractérisée par un parfait alignement sur les Etats-Unis et la volonté de jouer un rôle en pointe, tant à l’ONU que sur le terrain, pour renverser le régime du président Assad. Comme s’il fallait à tout prix que la France soit, en avant de la meute, le plus rapide des chiens courants. Tout cela pourquoi ?
Les droits de l’homme ne sont, bien sûr, qu’un alibi. La dictature de la famille Assad existe depuis 40 ans sans qu’on s’en soit jamais ému ; elle s’était plutôt libéralisée ces derniers temps. Des dictatures, au demeurant, il y en a beaucoup dans le monde et des pires, à commencer par l’Arabie saoudite et le Qatar, nos alliés dans le conflit syrien. Des atrocités, il y en aurait eu bien moins si la prétendue rébellion n’avait été renforcée par des éléments étrangers, notamment d’Al Qaida, dotés d’armes sophistiquées par l’OTAN et les pays arabes. Les méthodes des rebelles, pénétrer dans les quartiers centraux pour y prendre en otage la population, y contribuent particulièrement. Les massacres ne sont évidemment pas tous à mettre sur le seul compte du régime.
La France aurait-elle là un intérêt particulier ? Elle avait certes reçu un mandat de la SDN en Syrie de 1919 à 1945. Or la mission multiséculaire qui justifiait sa présence dans la région, était la protection des minorités chrétiennes. Reniant cette mission historique, elle s’évertue aujourd’hui à détruire le seul régime arabe qui les protège encore et beaucoup fuient déjà les atrocités des rebelles à leur encontre. Un changement de régime à Damas signifierait l’accession au pouvoir des islamistes, et donc, comme en Irak, l’exode des deux millions de chrétiens et d’autres minorités.
Allons plus loin : quels sont les intérêts d’Israël et des Etats-Unis ? Il en existe, certes, mais aucun de décisif au point de justifier les risques ultimes. Détruire un allié de l’Iran ? Le contentieux avec l’Iran est essentiellement nucléaire, un sujet sur lequel l’alliance syrienne n’a guère d’impact. Isoler le Hezbollah ? Mais faut-il mettre tout un pays à feu et à sang pour cela ? L’intérêt d’Israël est-il de voir la Syrie entre les mains des islamistes ? Est-il de laisser s’approcher des Lieux saints les Turcs qui les ont contrôlés pendant 700 ans et ne l’ont pas oublié ?
Quelque bon motif que l’on puisse trouver à l’intervention indirecte, et peut-être demain directe, des Etats-Unis et de la France dans cette affaire, aucun ne paraît à la hauteur du risque encouru.
Ce risque est très clairement celui d’un conflit majeur avec la Russie.

 

Ne pas se méprendre sur l’attitude de Moscou


Avec quelle naïveté, les capitales occidentales espèrent « contourner le véto » russe à une action du Conseil de sécurité (dont la France vient de prendre la présidence) en Syrie ! Il est vrai que Moscou avait envoyé, en début de conflit, des signaux ambigus, laissant entendre par exemple que Bachir-el-Assad n’était pas irremplaçable. Mais ce qu’on a pris pour de la modération était-il autre chose que de la politesse diplomatique ? Pour dissiper toute équivoque, la Russie adresse depuis quelques semaines des signaux clairs qui montrent qu’avec l’appui de la Chine – et aussi des autres BRICs -, elle ne lâchera pas le régime Assad : envois d’armes et de conseillers militaires, gesticulations maritimes, dernières déclarations de Poutine lui-même.
La Russie, géographiquement proche du Proche-Orient et qui a, elle, le souci de défendre les chrétiens orthodoxes, s’accroche très fort à sa dernière position dans la région. Comment s’en étonner ? Le port de Tartous, sa seule base en Méditerranée, a pour elle un caractère vital. C’est avec beaucoup de légèreté que Washington, Paris et Londres espèrent la faire céder.
On ne mesure pas par ailleurs à quel point l’affaire libyenne a été vécue comme une humiliation et une tromperie par les Russes et les Chinois. Ils considèrent que les Occidentaux ont largement outrepassé le mandat que l’ONU, avec leur accord, avait donné et qu’on ne les y reprendra pas.
L’acharnement mis par Washington à vouloir à tout prix renverser le régime Asssad ne semble plus relever d’une rationalité ordinaire mais de l’hybris d’une grande puissance irascible qui ne supporte pas qu’on lui résiste. Celui de la France à lui emboîter le pas est, lui, parfaitement incompréhensible.
Au temps de la guerre froide, on savait que la divergence des points de vue entre les deux blocs ne devait pas laisser place aux malentendus. Si la paix a pu être alors préservée, c’est que personne n’était dupe de sa propre propagande. Acceptant leurs différences, les uns les autres pouvaient pratiquer le crisis control. Le manichéisme hystérique, illustré par les récentes déclarations de Juppé, traitant l’attitude des Russes de « criminelle », le permet-il encore ?
« Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». Est-ce ce qui arrive aujourd’hui à l’Occident ?
En poursuivant avec tant d’insistance leur offensive en Syrie par mercenaires interposés, par des sanctions et par une campagne médiatique sans précédent en temps de paix, les Américains et les Français se sont mis eux-mêmes devant le risque de n’avoir bientôt plus à choisir qu’entre une reculade humiliante et un conflit frontal avec la Russie dont les conséquences seraient incalculables.