dimanche 2 septembre 2012

Groupe amitiés France-Azerbaidjan (AN)

Écrivez à votre député


28 députés font partie du Groupe d’amitié France-Azerbaïdjan à l’Assemblée Nationale.
Interpellez votre député pour lui demander de condamner fermement le mensonge d’État de l’Azerbaïdjan pour soustraire un meurtrier à la justice hongroise.
Voir en bas de page les photos et les noms de vos députés et l'adresse de l'A.N.

Voici une lettre type que vous pouvez enrichir et personnaliser

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Monsieur le Député,


Après avoir obtenu l’extradition d’un meurtrier azéri, Safarov, le président Aliev, dès l’arrivée du prisonnier à Bakou, le 31 août, l’a amnistié et ordonné sa libération.

Dans la foulée promu Major, Safarov s’est vu attribuer gratuitement un appartement et l’équivalent de 8 ans de salaires pour les années passées dans une prison de Hongrie. Il est considéré comme un héros national.

Pourtant le ministre de la Justice de l’Azerbaïdjan s’était engagé par écrit vis-à-vis de son homologue hongrois que le meurtrier, condamné à vie par la justice hongroise pour l’assassinat d’un Lieutenant de l’armée arménienne (en 2004 à Budapest), dans son sommeil et à coup de hache, finirait sa peine dans une prison azérie.

Monsieur le Député, vous êtes membre du Groupe d’amitié France-Azerbaïdjan. Je suis sûr que vous allez condamner d’une façon officielle cet acte odieux, ce mensonge d’État, contraire à nos valeurs européennes. Je voudrais aussi savoir si vous tenez à rester dans ce groupe d’amitié après cet incident.

Cordialement
Date, signature 



Lettre à l'ambassadeur de Hongrie

INSTITUT TCHOBANIAN
29 rue E. Dolet
94140 Alfortville - F

                                                                          

                                                                           S.E.M. László TRÓCSÁNYI
                                                                           Ambassade de Hongrie
                                                                           5 bis, Square de l'Avenue Foch
                                                                           75116 Paris


                                                                            Paris, le 1er septembre 2012


Monsieur l’ambassadeur,

Je viens, par la présente, vous exprimer nos plus énergiques protestations et aussi notre indignation concernant la décision inique et scandaleuse du ministre de la Justice de votre pays, Tibor Navracsics, qui a accepté d’extrader un assassin raciste et xénophobe, qui a été condamné à trente ans de réclusion pour avoir tué un officier de l’armée arménienne dans son sommeil, crime « prémédité, malveillant et exceptionnellement cruel », vers son pays d’origine l’Azerbaïdjan sachant pertinemment que cet individu a été élevé, il y a quelques années, au rang de héros national par le président Aliev.

Prétendre que le ministre a cru aux paroles et promesses de ses interlocuteurs azéris pour maintenir le meurtrier en prison relève d’une naïveté extrême qui ne tient pas la route pour un ministre de ce niveau, qui est de plus, vice premier ministre de votre pays. D’ailleurs au moment même où l’assassin a mis les pieds sur le territoire azéri il a été gracié par le président. Aujourd’hui on a su qu’il a été élevé au rang de major, un appartement lui a été offert et le salaire de huit années passées en prison lui sera versé. 

Si, comme on commence à lire dans la presse spécialisée, cette extradition est une contrepartie de l’aide financière importante promise par l’Azerbaïdjan à votre pays, la Hongrie à travers son ministre non seulement se ridiculise vis-à-vis du monde entier se faisant berner par les Azéris, mais de plus doit assumer la honte pour avoir monnayé une décision de justice. Pour cette lâcheté innommable vous serez condamnés par les citoyens de l’Union européenne à laquelle vous appartenez et les Arméniens du monde entier. Quant au ministre, qui aurait dû démissionner immédiatement après cette effroyable humiliation, il sera maudit jusqu’à la fin de ses jours par la famille et les proches de la victime, le Lt. Gurgen Margaryan.


Varoujan SIRAPIAN
Président-fondateur
de l'Institut Tchobanian
Directeur de « Europe & Orient »

vendredi 31 août 2012

Rupture Arménie-Hongrie

L'Arménie suspend ses relations diplomatiques avec la Hongrie

Ramil Safarov (Archives)
21:04 31/08/2012
EREVAN, 31 août - RIA Novosti
L'Arménie suspend ses relations diplomatiques avec la Hongrie, a annoncé vendredi le président arménien Serge Sargsian lors d'une rencontre convoquée d'urgence avec les diplomates étrangers en poste à Erevan.
"Je déclare officiellement que nous suspendons aujourd'hui nos relations diplomatiques et tous nos liens officiels avec la Hongrie", a déclaré le chef de l'Etat arménien cité par l'agence News-Armenia.
Les relations entre les deux pays se sont aggravées suite à la décision de Budapest de rapatrier vers Bakou un officier azerbaïdjanais condamné à perpétuité par la justice hongroise pour avoir tué un ressortissant arménien.
Le 20 février 2004, le lieutenant de l'armée arménienne Gurguen Margarian, envoyé à Budapest suivre des cours d'anglais dans la cadre du programme l'OTAN "Partenariat au nom de la paix", a été tué à coups de hache par l'officier azerbaïdjanais Ramil Safarov, élève des mêmes cours. Le 13 avril 2006, un tribunal de Budapest a condamné ce dernier à perpétuité. Or vendredi, l'intéressé a regagné l'Azerbaïdjan où il a été immédiatement gracié par le président Ilham Aliev.
Les médias arméniens ont annoncé jeudi, citant la presse hongroise, que l'Azerbaïdjan envisageait d'acquérir des obligations gouvernementales hongroises pour un montant de deux à trois milliards d'euros. Selon les experts arméniens, Bakou a utilisé cette transaction pour réclamer le rapatriement de Safarov, indique News-Armenia.
"Nous devons nécessairement réagir à cette démarche, car il s'agit d'un meurtre ethnique dont l'auteur a été disculpé par un pays membre de l'Union européenne. C'est un très mauvais signe", a conclu le président arménien.

voir l'article de Varoujan Sirapian

Le devoir d'être Arménien

Le devoir d'être Arménien. (à Jean)

de Nikos Lygeros 
http://www.lygeros.org/articles.php?n=10120&l=fr
 



Etre Arménien,
après le génocide
de notre peuple,
c'est un devoir
envers l'Humanité
pour démontrer
aux barbares
qu'ils ont échoué
et que leur crime
n'a pas été effacé
de notre mémoire
voila pourquoi
chaque Arménien
représente un acte
de résistance pour tous
et un exemple
à suivre pour tous ceux
qui apprennent encore
comment dépasser
les atrocités et l'horreur
pour montrer aux hommes
le cadeau de la vie.


vendredi 24 août 2012

Syrie : faut-il mourir pour les islamistes ?

Syrie : faut-il mourir pour les islamistes ?

Article rédigé par Roland Hureaux, le 24 août 2012
source : http://www.libertepolitique.com/L-information/Decryptage/Syrie-faut-il-mourir-pour-les-islamistes


Après des semaines d’emballement manichéen, plusieurs organes de presse expriment des doutes sur l’intérêt de l’engagement de la France au côté des rebelles syriens. Il était temps.
Dans cette affaire, Laurent Fabius poursuit strictement la politique d’Alain Juppé, caractérisée par un parfait alignement sur les Etats-Unis et la volonté de jouer un rôle en pointe, tant à l’ONU que sur le terrain, pour renverser le régime du président Assad. Comme s’il fallait à tout prix que la France soit, en avant de la meute, le plus rapide des chiens courants. Tout cela pourquoi ?
Les droits de l’homme ne sont, bien sûr, qu’un alibi. La dictature de la famille Assad existe depuis 40 ans sans qu’on s’en soit jamais ému ; elle s’était plutôt libéralisée ces derniers temps. Des dictatures, au demeurant, il y en a beaucoup dans le monde et des pires, à commencer par l’Arabie saoudite et le Qatar, nos alliés dans le conflit syrien. Des atrocités, il y en aurait eu bien moins si la prétendue rébellion n’avait été renforcée par des éléments étrangers, notamment d’Al Qaida, dotés d’armes sophistiquées par l’OTAN et les pays arabes. Les méthodes des rebelles, pénétrer dans les quartiers centraux pour y prendre en otage la population, y contribuent particulièrement. Les massacres ne sont évidemment pas tous à mettre sur le seul compte du régime.
La France aurait-elle là un intérêt particulier ? Elle avait certes reçu un mandat de la SDN en Syrie de 1919 à 1945. Or la mission multiséculaire qui justifiait sa présence dans la région, était la protection des minorités chrétiennes. Reniant cette mission historique, elle s’évertue aujourd’hui à détruire le seul régime arabe qui les protège encore et beaucoup fuient déjà les atrocités des rebelles à leur encontre. Un changement de régime à Damas signifierait l’accession au pouvoir des islamistes, et donc, comme en Irak, l’exode des deux millions de chrétiens et d’autres minorités.
Allons plus loin : quels sont les intérêts d’Israël et des Etats-Unis ? Il en existe, certes, mais aucun de décisif au point de justifier les risques ultimes. Détruire un allié de l’Iran ? Le contentieux avec l’Iran est essentiellement nucléaire, un sujet sur lequel l’alliance syrienne n’a guère d’impact. Isoler le Hezbollah ? Mais faut-il mettre tout un pays à feu et à sang pour cela ? L’intérêt d’Israël est-il de voir la Syrie entre les mains des islamistes ? Est-il de laisser s’approcher des Lieux saints les Turcs qui les ont contrôlés pendant 700 ans et ne l’ont pas oublié ?
Quelque bon motif que l’on puisse trouver à l’intervention indirecte, et peut-être demain directe, des Etats-Unis et de la France dans cette affaire, aucun ne paraît à la hauteur du risque encouru.
Ce risque est très clairement celui d’un conflit majeur avec la Russie.

 

Ne pas se méprendre sur l’attitude de Moscou


Avec quelle naïveté, les capitales occidentales espèrent « contourner le véto » russe à une action du Conseil de sécurité (dont la France vient de prendre la présidence) en Syrie ! Il est vrai que Moscou avait envoyé, en début de conflit, des signaux ambigus, laissant entendre par exemple que Bachir-el-Assad n’était pas irremplaçable. Mais ce qu’on a pris pour de la modération était-il autre chose que de la politesse diplomatique ? Pour dissiper toute équivoque, la Russie adresse depuis quelques semaines des signaux clairs qui montrent qu’avec l’appui de la Chine – et aussi des autres BRICs -, elle ne lâchera pas le régime Assad : envois d’armes et de conseillers militaires, gesticulations maritimes, dernières déclarations de Poutine lui-même.
La Russie, géographiquement proche du Proche-Orient et qui a, elle, le souci de défendre les chrétiens orthodoxes, s’accroche très fort à sa dernière position dans la région. Comment s’en étonner ? Le port de Tartous, sa seule base en Méditerranée, a pour elle un caractère vital. C’est avec beaucoup de légèreté que Washington, Paris et Londres espèrent la faire céder.
On ne mesure pas par ailleurs à quel point l’affaire libyenne a été vécue comme une humiliation et une tromperie par les Russes et les Chinois. Ils considèrent que les Occidentaux ont largement outrepassé le mandat que l’ONU, avec leur accord, avait donné et qu’on ne les y reprendra pas.
L’acharnement mis par Washington à vouloir à tout prix renverser le régime Asssad ne semble plus relever d’une rationalité ordinaire mais de l’hybris d’une grande puissance irascible qui ne supporte pas qu’on lui résiste. Celui de la France à lui emboîter le pas est, lui, parfaitement incompréhensible.
Au temps de la guerre froide, on savait que la divergence des points de vue entre les deux blocs ne devait pas laisser place aux malentendus. Si la paix a pu être alors préservée, c’est que personne n’était dupe de sa propre propagande. Acceptant leurs différences, les uns les autres pouvaient pratiquer le crisis control. Le manichéisme hystérique, illustré par les récentes déclarations de Juppé, traitant l’attitude des Russes de « criminelle », le permet-il encore ?
« Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». Est-ce ce qui arrive aujourd’hui à l’Occident ?
En poursuivant avec tant d’insistance leur offensive en Syrie par mercenaires interposés, par des sanctions et par une campagne médiatique sans précédent en temps de paix, les Américains et les Français se sont mis eux-mêmes devant le risque de n’avoir bientôt plus à choisir qu’entre une reculade humiliante et un conflit frontal avec la Russie dont les conséquences seraient incalculables.

jeudi 23 août 2012

Syrie: les fausses évidences de l'AFP


Syrie: les fausses évidences de l'AFP

Laurent LEYLEKIAN

 
Le découpage de l'Orient ottoman prévu
par les accords secrets Sykes-Picot (1916)



Commentant les développements  affectant la situation en Syrie, un récent communiqué de l'AFP a attiré l'attention sur le sort de la minorité arménienne de ce pays, prise en tenailles entre les forces restées fidèles aux régimes et les rebelles de tous poils.
Le communiqué en question faisant le point sur la politique d'accueil des réfugiés arméniens syriens par la république d'Arménie est intitulé "des milliers d'Arméniens de Syrie se réfugient sur leurs terres ancestrales". On ne saurait dire qui est responsable de ce titre et de la vision qu'il colporte tant le processus de fabrication de l'information est obscur à l'AFP comme dans la plupart des agences de presse. Le fait que le communiqué soit signé par une arménienne d'Arménie - Mariam Harutunyan - ne préjuge en effet absolument pas du fait que l'information ait pu être réécrite à Moscou - siège régional de l'AFP - ou à Paris.
Car le problème de ce titre, c'est qu'il est factuellement faux et politiquement déplorable sans que l'on sache dire si cela résulte simplement d'un large ignorance historique ou de mauvaises intentions délibérées. Car l'Arménie - j'entends l'actuelle république d'Arménie - n'a jamais été la terre ancestrale des Arméniens de Syrie. Pour la plupart, ces derniers viennent d'un pays qui n'existe plus: l'Arménie occidentale, alors partie intégrante de l'Empire ottoman et détruite en tant que telle par l'Etat turc lors du génocide en 1915.
Et plus précisément, les racines de beaucoup des Arméniens syriens se situent en Cilicie - dans les régions d'Adana, de Marache (aujourd'hui Karamanmaras), Aïntab (aujourd'hui "Gaziantep"), Kilis, Sis (aujourd'hui "Kozan") - ou dans des territoires historiquement syriens honteusement concédés à la Turquie par la France dans les années 20 et 30 comme Antioche (aujourd'hui "Hatay") et Alexandrette (aujourd'hui "Iskenderun"); Sans parler des familles arméniennes installées à Alep même ou à Damas depuis le Moyen-Age, voire depuis des temps bibliques .
Que doit-on alors penser de ce communiqué ? On peut imaginer que dans l'esprit jacobin et géométrique de quelque journaliste mal informé, l'évidence voulait que les Arméniens viennent tous d'Arménie comme les les Français de France, les camemberts de Camembert et les bosons de Higgs, de Higgs. On peut alors craindre que ledit journaliste éprouve quelque difficulté à appréhender et surtout à restituer objectivement et fidèlement à l'opinion publique une situation que caractérise une grande complexité historique et politique. Au demeurant, la présentation éminemment manichéenne faite de la situation en Syrie - avec ses "bons" et ses "méchants" porte à sourire tous ceux qui se sont, ne serait-ce qu'un peu, intéressés à la question.
On notera d'ailleurs une contradiction entre le titre et le corps du communiqué d'une part, et dans les termes même de ce communiqué qui affirme que "selon certaines évaluations, de 60.000 à 100.000 chrétiens originaires d’Arménie sont établis en Syrie. Il s’agit de descendants de ceux qui ont fui les massacres d’Arméniens dans l’empire ottoman au cours de la Première guerre mondiale". Est-ce à dire que, par la première phrase parlant de personnes "originaires d'Arménie", l'AFP reconnaît - conformément à la seconde phrase - que la légitimité historique et politique de ces territoires naguère ottomans est toujours arménienne  ?  Ce serait assurément inédit !
Mais on peut aussi voir dans ce titre manifestement inapproprié une intention politique visant à faire passer ces citoyens syriens - tout aussi respectables que leurs compatriotes arabes ou kurdes - pour des émigrés dont la légitimité de la présence territoriale serait douteuse et contestable. Pourquoi donc dans la mesure où ces Arméniens de Syrie n'ont pas de revendications irrédentistes et ne posent aucun problème en termes de politique internationale ? Bien évidemment, nous ne le savons pas mais on ne peut exclure qu'il s'agisse de se débarrasser par le verbe d'un population-vestige qui témoigne des anciens abandons de la France au Proche-Orient. Car n'oublions pas que la Cilicie et les territoires les plus septentrionaux de la Syrie ne sont devenus turcs que par le renoncement de la France, alors mandataire de la Société des Nations, à défendre ces régions historiquement arménienne et arabe contre les prétentions impérialistes et criminelles des anciens génocidaires turcs, alors récemment convertis en rebelles kémalistes.
Et les épisodes honteux de cette histoire abondent, qu'il s'agisse de la retraite de Marache, où l'on noua des linges aux  sabots des chevaux de l'armée française fuyant de nuit, pour éviter le réveil et la panique de populations promises au massacre, ou que l'on considère la cession du sandjak syrien d'Alexandrette,  à la veille de la seconde guerre mondiale, à une Turquie qui n'y a aucune légitimité pour monnayer qu'elle ne s'alliât pas à l'Allemagne nazie.
A l'heure où la France et la Turquie repartent en lune de miel sur les oripeaux d'une Syrie dont on se déchire les lambeaux, présenter les Arméniens de Syrie comme des intrus ne peut que combler d'aise Ankara tout en jetant un voile pudique sur le responsabilité de la France dans les processus d’ingénierie ethnique qu'elle cautionna naguère et qui déstabilisent jusqu'aujourd'hui le Proche-Orient.

Publié par Laurent Leylekian
http://eurotopie.leylekian.eu/2012/08/syrie-les-fausses-evidences-de-lafp.html

mardi 21 août 2012

Fatwa on Armenian Massacres

Fatwa on Armenian Massacres Attracts World Attention Despite Turkish Denials


By Harut Sassounian,
Publisher, The California Courier

Last week’s column on the 1909 Fatwa issued by Egypt’s top Islamic cleric condemning Turks for massacring Armenians in Adana drew widespread attention. The article was posted on websites in many countries, including Pakistan, India, Israel, France, Russia, Lebanon, Armenia, and the United States.

Although my columns are often translated and reprinted in the Turkish media, last week’s article broke all records. It appeared in summary form in dozens of Turkish newspapers and websites. In addition, prominent syndicated columnist Taha Akyol wrote a lengthy rebuttal published in Hurriyet, CNN-Turk, and others publications. Akyol is a right wing journalist who switched his allegiance from the ultra-nationalist Alpaslan Turkes, leader of the Grey Wolves, to Pres. Abdullah Gul and his ruling Islamist AKP party.

Akyol describes me as “one of the Armenian Diaspora’s fiercest leaders,” and “a Tashnak militant.” To prove to his Turkish readers that I am a “radical” Armenian, Akyol quotes from an earlier column in which I had stated that Armenians could regain Western Armenia someday when unexpected developments take place in that region, creating a power vacuum. Akyol was joined by former Turkish Ambassador Omer Engin Lutem in denouncing my views on Western Armenia. While calling me an “extreme nationalist,” Amb. Lutem depicted me as someone “highly admired and frequently read by Diaspora Armenians. In addition to the value of his writings, he is a person that must be taken seriously because of his influence over the Armenian Diaspora.”

In his article, Akyol uses standard denialist tactics by reducing the number of Armenian victims in Adana and mischaracterizing the killings as a clash between Armenians and Turks. In reality, 30,000 Armenians were killed by Turkish mobs which had been whipped into frenzy by Ismail Hakke, the Mufti of Bahce, a town near Adana. Akyol’s gross misrepresentation of the facts is contradicted by the July 31, 1909 decree of the Council of Ministers of Ottoman Turkey which placed sole responsibility for the massacres on the shoulders of provincial Turkish officials.

In a vain attempt to make his distorted views more credible, Akyol reports that he consulted Prof. Kemal Cicek, Director of the discredited Turkish Historical Society, who “had published a book last month titled, ‘The Adana Incidents of 1909 Revisited.’” In fact, the book was published a year ago, and Cicek is not the author, but editor of a volume consisting of papers presented at a 2009 Ankara conference. In response to Akyol’s question as to whether the Turkish Mufti had issued a Fatwa, Cicek reportedly stated: “I studied the Adana court records. Armenians had made such claims at the time, but no such documents or witnesses were found. There is absolutely no such Fatwa.”
Contrary to Cicek’s claims, there are a number of references confirming that Ismail Hakke, the Turkish Mufti, did issue a Fatwa to legitimize the atrocities. Dr. Ali Osman Ozturk, Professor at Canakkale’s “March 18 University,” wrote the following in the Milli Folklor Journal (2009): “The government hanged the Mufti of Bahce in Dortyol because of the Fatwa he had issued, stating that ‘Armenian blood and property are helal [religiously sanctioned].’” Historian Raymond Kevorkian also mentions the Turkish Fatwa in his monumental book, “The Armenian Genocide, a Complete History,” by referencing two sources: Z. Duckett Ferriman’s “The Young Turks and the Truth about the Holocaust at Adana, in Asia Minor, During April, 1909,” and the Turkish parliamentary commission's report by Judges Fayk Bey and Haroutioun Mosdichian. Dr. Vahakn Dadrian also refers to several Fatwas issued by Muftis in various Turkish towns, including the Mufti of Bahce, who “surpassed in intensity and scope the atrociousness of the rest of his colleagues.” Dadrian then quotes the German newspaper Berliner Tageblatt which reported the eyewitness account of German engineers: “The Mufti had excited and agitated the fanatical and criminal rabble of Bahce and its environs.”

To his credit, Akyol does not deny the Fatwa issued by the noble Egyptian Grand Sheikh Salim al-Bishri of al-Azhar. Akyol admits the possibility that the Arab Sheikh had issued such a Fatwa. I can assure him that such a Fatwa exists, since I have in my possession a photocopy of the document, excerpts of which were published in translation in my last week’s column. Akyol also acknowledges that the Turkish Mufti of Bahce was in fact hanged for his crimes in Adana!

Over a 100 years later, the Fatwa of Grand Sheikh of al-Azhar remains a most valuable document, particularly in these turbulent times. Copies of this righteous Fatwa along with the compassionate Decree issued in 1917 by the Sharif of Mecca should be disseminated by the Armenian Republic, church leaders, and civic groups to all Muslim states, their Ambassadors, media, and mosques worldwide, particularly in Turkey, Azerbaijan, and the Arab world.